Conditions pour obtenir une indulgence plénière par personne et par jour pour un défunt ou pour soi-même

 

Chers toutes et tous,

je tenais à vous entretenir sur un sujet dont la richesse spirituelle est malheureusement assez méconnue de nos jours : les indulgences dispensées par la Sainte Église, Épouse mystique du Christ, qui portent des trésors de sanctification extrêmement considérables pour nous-mêmes ou pour les saintes âmes du Purgatoire (mais non pour toute autre personne vivante sur la terre).

Par expérience, je crois pouvoir dire que certaines personnes ne savent pas de quoi il s'agit exactement lorsque l’on évoque le terme d’« indulgences », en particulier depuis le conflit sur le sujet avec Luther au 16 ième siècle, car les indulgences étaient alors monnayables.

Lorsque nous commettons un péché (en pensée, parole, action, ou omission), nous blessons le Cœur du Christ plus ou moins intensément et gravement.

Il convient en ce sens d’opérer une distinction fondamentale entre la peine éternelle due au péché (que Dieu nous pardonne à travers le prêtre en confession) de la peine temporelle, qui représente les conséquences de notre péché dans le temps, peine qui peut être remise par Dieu de façon partielle (indulgence partielle) ou totale c'est à dire plénière (indulgence plénière). C'est cette peine temporelle non totalement expiée sur terre dont les âmes s'aquitent en Purgatoire (dans l'au-delà), sachant qu’en ce dernier cas, même si l’on ne peut comparer le temps qui s’écoule sur terre et celui passé en Purgatoire, il est perçu comme plus long et plus douloureux selon les révélations de ces âmes elles-mêmes au cours des siècles, qui ont eu la permission divine de le révéler à certaines mystiques comme, Sainte Catherine de Gênes par exemple ou beaucoup plus récemment Maria Simma. Pour autant ces âmes sont toutes saintes, car elles ont choisi Dieu pour l'éternité, et vivent de l’espérance joyeuse d’atteindre un jour le Ciel de gloire éternelle, en compagnie de toute la cour Céleste, une fois leur purification achevée.

Poursuivons, en rappelant en premier lieu que Dieu est juste et qu’en ce sens, chaque être humain devra au terme de sa vie, au moment du jugement particulier (He 9,27) rendre compte du bien et du mal qu’il a commis.

Pour comprendre ce dont il est question, prenons par exemple une situation bien concrète où une personne commet un homicide et se confesse de son péché (niveau de responsabilité plus ou moins grand, selon les cas : notons tout de suite qu’il y a une différence fondamentale entre un soldat ou un policier qui tue quelqu'un dans l'exercice de ses fonctions, et un bandit ou un voleur qui tue pour l'argent ou le pouvoir, bien évidemment) est pardonné de sa faute, à savoir la peine éternelle due au péché, mais il reste en justice à expier une peine temporelle proportionnée à la gravité de ses actes aux yeux de Dieu et non aux yeux des hommes, car Dieu seul sait et connait les réelles intentions et circonstances qui ont amené la personne a pécher.

Par conséquent, la responsabilité devant Dieu est soit atténuée soit augmentée, mais dans tous les cas est juste, car Dieu est infiniment juste, et Lui seul.

Pour gagner une indulgence plénière il faut obligatoirement les 3 conditions suivantes :

- Recevoir Jésus Eucharistie le jour même (Sainte Communion),

Se Confesser afin d'être en état de grâce et de le rester le plus longtemps possible (on peut dire que la confession est valable, sous 8 jours tant que l’on n’a pas commis de péché grave), et s'y maintenir pour gagner une indulgence plénière par jour, uniquement pour nous même ou pour un défunt, mais pas pour une autre personne vivante sur terre,

- Prier aux intentions du Saint Père qui consiste généralement à la récitation d'un Pater, d'un Ave, et d'un gloria, mais ce dernier point est laissé à l'initiative du fidèle lui-même qui peut faire une autre prière de son choix.

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- l’accomplissement d’une des œuvres prescrites dans "le Manuel des indulgences" qui les énonces toutes (saufs celles accordées à titre exceptionnel et unique par le Saint Père, pour une année Sainte, un Jubilé, où autres circonstances particulières), dont les plus accessibles et réalisables facilement sont :

- la Lectio divina qui consiste en la lecture méditée (dans la prière) à l'aide de l'Esprit-Saint de la Sainte Ecriture pendant 1/2 heure au moins,

- l'adoration du Saint-Sacrement, exposé ou non, dans une chapelle ou une église pendant 1/2 heure au moins,

- la récitation et la méditation des mystères du Chapelet en groupe de fidèles (au moins 3 personnes, même en privé),

- la méditation du chemin de Croix (préférentiellement dans une église, une chapelle, où en plein air où se trouvent les stations du chemin du chemin de Croix), en particulier le vendredi (en mémoire de la Sainte Passion du Seigneur), mais également chaque jour.

Rappelons enfin que c'est à la fois l’intention et le cœur qui compte aux yeux de Dieu, en faisant l'ensemble de ces actes avec grande dévotion et grand amour, en toute vérité devant l’Éternel, qui connaît parfaitement les profondeurs de notre être (corps, âme, esprit), infiniment plus que nous même.

NB : à chaque Eucharistie nous sont pardonnés nos péchés véniels, contrairement au péché mortel (dont la matière est grave, la conscience du péché entière, et de propos délibéré) qui nécessite absolument la confession sacramentelle (avant de recevoir la Sainte Communion, car communier en état de péché mortel blesse encore plus douloureusement le cœur de Dieu ainsi que l’âme humaine. C’est la raison pour laquelle  par exemple, la Sainte Église, dans sa sagesse enseigne que l’on ne peut communier, par exemple, si l’on vit dans l’adultère, comme c’est le cas des divorcés-remariés qui n’observent pas la chasteté conjugale).