5.3 Les prophéties et révélations pour notre temps
5.3.1 Les apparitions
5.3.1.1 Notre-Dame de la Médaille Miraculeuse - Rue du Bac à Paris en France (1830)
Récit des apparitions à la rue du Bac
« Le 18 juillet 1830, en la veille de la fête de Saint Vincent qu'elle aime tant, Catherine [Labouré] recourt à celui dont elle a vu le cœur débordant d'amour pour que son grand désir de voir la Sainte Vierge soit enfin exaucé. A 11 heures et demie du soir, elle s'entend appeler par son nom. Un mystérieux enfant est là, au pied de son lit et l'invite à se lever : "La Sainte Vierge vous attend". Catherine s'habille et suit l'enfant "portant des rayons de clarté partout où il passait". Arrivée dans la chapelle, Catherine s'arrête près du fauteuil du prêtre placé dans le chœur sous le tableau de Sainte Anne (emplacement actuel de la statue de Saint Joseph). Elle entend alors "comme le froufrou d'une robe de soie". Son petit guide dit : "Voici la Sainte Vierge". Elle hésite à croire. Mais l'enfant répète d'une voix plus forte : "Voici la Sainte Vierge".
Catherine s'élance aux pieds de la Sainte Vierge assise dans un fauteuil et appuie les mains sur les genoux de la Mère de Dieu. "Là, il s'est passé un moment, le plus doux de ma vie. Il me serait impossible de dire ce que j'éprouvais. La Sainte Vierge m'a dit comment je devais me conduire envers mon confesseur et plusieurs autres choses".
La Sainte Vierge désigne de la main l'autel où repose le tabernacle et dit :
"Venez au pied de cet autel. Là, les grâces seront répandues sur toutes les personnes qui les demanderont avec confiance et ferveur".
Catherine reçoit l'annonce d'une mission difficile et la demande de fondation d'une Confrérie d'Enfants de Marie. Cette dernière sera réalisée par le Père Aladel le 2 février 1840.
Le 27 novembre 1830, la Sainte Vierge apparaît de nouveau à Catherine dans la chapelle. Cette fois, c'est à 17 h 30, pendant l'oraison des novices, sous le tableau de Saint Joseph (emplacement actuel de la Vierge au globe). D'abord Catherine voit comme deux tableaux vivants qui passent, en fondu enchaîné, et dans lesquels la Sainte Vierge se tient debout sur le demi-globe terrestre, ses pieds écrasant le serpent.
Dans le premier tableau, la Vierge porte dans ses mains un petit globe doré surmonté d’une croix qu'elle élève vers le ciel. Catherine entend :
"Cette boule représente le monde entier, la France et chaque personne en particulier". Dans le deuxième tableau, il sort de ses mains ouvertes, dont les doigts portent des anneaux de pierreries, des rayons d'un éclat ravissant. Catherine entend au même instant une voix qui dit : "Ces rayons sont le symbole des grâces que je répands sur les personnes qui me les demandent". Puis un ovale se forme autour de l'apparition et Catherine voit s'inscrire en demi-cercle cette invocation en lettres d’or :
"O Marie conçue sans péché priez pour nous qui avons recours à vous".
Alors une voix se fait entendre :
"Faites, faites frapper une médaille sur ce modèle. Les personnes qui la porteront avec confiance recevront de grandes grâces".
Enfin le tableau se retourne et Catherine voit le revers de la médaille : en haut une croix surmonte l'initiale de Marie, en bas deux cœurs, l'un couronné d'épines, l'autre transpercé d'un glaive.
Au mois de décembre 1830, pendant l'oraison, Catherine entend de nouveau un froufrou, cette fois derrière l'autel. Le même tableau de la médaille se présente auprès du tabernacle, un peu en arrière. "Ces rayons sont le symbole des grâces que la Sainte Vierge obtient aux personnes qui lui demandent...Vous ne me verrez plus".
C'est la fin des apparitions. Catherine fait part à son confesseur, le Père Aladel, des requêtes de la Sainte Vierge. Il l'accueille fort mal, lui interdit d'y penser. Le choc est rude. Le 30 janvier 1831, Catherine prend l'habit. Le lendemain, elle part à l'hospice d'Enghien fondé par la famille d'Orléans 12 rue de Picpus, à Reuilly, à l'Est de Paris, dans un quartier de misère où elle servira les vieillards et les pauvres pendant 46 ans, incognito »
(source : www.chapellenotredamedelamedaillemiraculeuse.com).
Description de la médaille
- sur l’avers de la médaille :
« O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous.
La Vierge Marie est immaculée dès sa conception. De ce privilège qui lui vient déjà des mérites de la Passion de son Fils Jésus, le Christ, découle sa toute-puissance d’intercession qu’elle exerce pour ceux qui la prient.
Ses pieds sont posés sur une moitié de boule et ils écrasent la tête d’un serpent. La demi-boule c’est le demi-globe terrestre, c’est le monde. Le serpent, chez les juifs et les chrétiens, personnifie Satan et les forces du mal. La Vierge Marie est engagée elle-même dans le combat spirituel, le combat contre le mal dont notre monde est le champ de bataille. Elle nous appelle à entrer nous aussi dans la logique de Dieu.
Ses mains sont ouvertes et ses doigts sont ornés d’anneaux revêtus de pierreries d’où sortent des rayons qui tombent sur la terre en s’élargissant vers le bas.
Les anneaux disent la fidélité de Marie envers son Créateur.
L’éclat des rayons de grâce qui tombent sur la terre disent l’efficacité de son intervention » (source : www.chapellenotredamedelamedaillemiraculeuse.com).
- sur le revers :
« La lettre « M » est surmontée d’une croix. Le « M » est l’initiale de Marie, la croix est la Croix du Christ. Les deux signes enlacés montrent le rapport indissoluble qui lie le Christ à sa très sainte Mère.
En bas, deux cœurs, l’un entouré d’une couronne d’épines, l’autre transpercé d’un glaive. Le cœur couronné d’épines est le Cœur de Jésus. Le cœur percé d’un glaive est le Cœur de Marie, sa Mère. Le rapprochement des deux Cœurs exprime que la vie de Marie est vie d’intimité avec Jésus.
Douze étoiles sont gravées au pourtour. Elles correspondent aux douze apôtres et représentent l’Eglise. Etre d’Eglise, c’est aimer le Christ et participer à sa passion pour le Salut du monde. Chaque baptisé est invité à s’associer à la mission du Christ en unissant son cœur aux Cœurs de Jésus et de Marie »
(sources : www.chapellenotredamedelamedaillemiraculeuse.com).
Note complémentaire
Il est important de souligner combien la description de la médaille figure la représentation biblique du livre de l’Apocalypse selon la vision de l’apôtre Saint Jean sur la Femme et le Dragon (Ap 12,1-17). Cela signifie clairement qu’en particulier depuis 1830 l’humanité est entrée dans les temps apocalyptiques précédant la seconde venue du Seigneur.
5.3.1.2 Notre Dame Réconciliatrice des pécheurs - La Salette en France (1846)
- intégralité de la lettre donnée du Vatican le 6 mai 1996 par le Saint-Père Jean-Paul II à Mgr Louis Dufaux, Evêque de Grenoble, à l'occasion du 150 ième anniversaire de l'apparition de la Sainte Vierge Marie de La Salette :
« A Monseigneur Louis Dufaux,
Évêque de Grenoble
Le diocèse de Grenoble, les Missionnaires de la Salette et de nombreux fidèles dans le monde célèbrent cette année le 150 ième anniversaire de l'apparition de la Sainte Vierge Marie dans ce site des Alpes d'où son message n'a cessé de rayonner. Une telle commémoration peut être riche de grâces ; je tiens à m'y associer, en union avec les pèlerins qui viennent vénérer la Mère du Seigneur sous le titre de Notre Dame Réconciliatrice des pécheurs. Mère du Sauveur, Mère de l'Église, Mère des hommes, Marie accompagne chacun dans le pèlerinage de la vie. Alors que s'intensifie la préparation du grand Jubilé de la Rédemption, l'année consacrée à l'anniversaire de l'apparition de Marie à Maximin et à Mélanie replié sente une étape significative. Marie, Mère pleine d'amour, a montré en ce lieu sa tristesse devant le mal moral de l'humanité. Par ses larmes, elle nous aide à mieux saisir la douloureuse gravitée du péché, du rejet de Dieu, mais aussi la fidélité passionnée que son Fils garde envers ses enfants, Lui, le Rédempteur dont l'amour est blessé par l'oubli et les refus. Le message de La Salette fut délivré à deux jeunes pâtres en un temps de grandes souffrances des peuples, affectés par la famine et en butte à bien des injustices. De plus, l'indifférence ou l'hostilité à l'égard du message évangélique augmentaient. Notre-Dame, en se faisant contempler portant sur elle l'image de son Fils crucifié, montre que, associée à l'oeuvre du salut, elle compatit aux épreuves de ses enfants et souffre de les voir s'éloigner de l'Église du Christ au point d'oublier ou de rejeter la présence de Dieu dans leur vie et la sainteté de son Nom. Le rayonnement de l'événement de La Salette atteste bien que le message de Marie n'est pas tout entier dans la souffrance exprimée par les larmes; la Vierge appelle à se ressaisir: elle invite à la pénitence, à la persévérance dans la prière et particulièrement à la fidélité de la pratique dominicale; elle demande que son message « passe à tout son peuple » par le témoignage de deux enfants. Et, de fait, leur voix se fera rapidement entendre. Les pèlerins viendront ; bien des conversions auront lieu, Marie était apparue dans une lumière qui évoque la splendeur de l'humanité transfigurée par la Résurrection du Christ : La Salette est un message d'espérance, car notre espérance est soutenue par l'intercession de Celle qui est la Mère des hommes. Les ruptures ne sont pas irrémédiables. La nuit du péché cède devant la lumière de la miséricorde divine. La souffrance humaine assumée peut contribuer â la purification et au salut. Pour qui marche humblement dans les voies du Seigneur, le bras du Fils de Marie ne pèsera pas pour condamner, mais il saisira la main qui tend pour faire entrer dans la vie nouvelle les pécheurs réconciliés par la grâce de la Croix. Les paroles de Marie à La Salette, par leur simplicité et leur rigueur, gardent une réelle actualité, dans un monde qui subit toujours les fléaux de la guerre et de la faim, et tant de malheurs qui sont des signes et souvent des conséquences du péché des hommes. Et aujourd'hui encore, Celle que "toutes les générations diront bienheureuse" veut conduire "tout son peuple", qui traverse les épreuves de ce temps, à la joie qui naît de l'accomplissement paisible des missions données à l'homme par Dieu. Les Missionnaires de La Salette n'ont cessé d'approfondir l'étude du message de La Salette et ils s'attachent à en montrer la valeur permanente pour le 3 ième millénaire qui approche. Ils sont particulièrement chargés de « faire passer au peuple » l'appel à renouveler la vie chrétienne, qui est à l'origine de leur fondation dans le diocèse de Grenoble. En cette année jubilaire, je les invite à poursuivre avec ardeur leur mission, dans les différentes régions du monde où ils sont à l'oeuvre. De même, j'adresse tous mes encouragements aux Soeurs de La Salette et aux autres Instituts dont la fondation et l'inspiration sont en relation avec l'événement de La Salette. Je prie pour que la Mère du Christ, en cette année marquante, les assiste dans le renouveau spirituel qu'ils désirent et les aide à se donner à leurs taches d'évangélisation avec le dynamisme missionnaire que l'Église attend d'eux. De ces terres de Savoie et du Dauphiné où la Vierge Marie a fait entendre son message voici un siècle et demi, le même appel retentit aujourd'hui encore pour les nombreux pèlerins qui montent vers ce sanctuaire, ainsi que pour ceux qui se rendent en tant d'autres sanctuaires salettins. Je les encourage tous à présenter à la Vierge Immaculée les peines et les espérances de ce monde, à quelques années seulement du grand Jubilé. Puissent-ils être les témoins de la réconciliation, don de Dieu et fruit de la Rédemption pour les personnes, les familles et les peuples ! Que le pèlerinage les aide à ne pas laisser leur vie chrétienne tomber dans la tiédeur ou dans l'indifférence et à ne jamais oublier de donner au Christ ressuscité la première place dans leur vie ! Puissent-ils être dans le monde des artisans de la paix que le Seigneur a promise et demeurer indéfectiblement persuadés de la valeur inaliénable de la plus humble des personnes humaines ! Marie est présente à l'Église comme au jour de la Croix, au jour de la Résurrection et au jour de la Pentecôte. À La Salette, elle a clairement manifesté la constance de sa prière pour le monde. Elle n'abandonnera jamais les hommes qui sont créés à l'image et à la ressemblance de Dieu et à qui il est donné de devenir enfants de Dieu. Puisse-t-elle conduire vers son Fils l'ensemble des nations de la terre ! En confiant à Notre-Dame Réconciliatrice la communauté diocésaine de Grenoble, les Missionnaires de la Salette, ainsi que les religieux et les religieuses qui partagent la même spiritualité, j'accorde de grand coeur à tous la Bénédiction Apostolique ».
Le petit livret officiel des apparitions intitulé « La Salette - L’apparition - la grande nouvelle » précise à la page 5 que « Le village de La Salette se situe aux confins des départements de l’Isère et des Hautes-Alpes, sur les derniers contreforts du massif du Pelvoux ». La route extrêmement sinueuse qui mène actuellement au sanctuaire, n’était au temps de l’unique et brève apparition du 19 septembre 1846, qu’un simple chemin muletier.
Aux moments des faits, deux petits bergers sont les témoins de cette apparition : Mélanie Calvat, agée de presque 15 ans et Maximin Giraud, tout juste 11 ans.
L’apparition a été reconnue exactement cinq ans après, le 19 septembre 1851 par Mgr Philibert De Bruillard, évêque de Grenoble par un « mandement doctrinal » dont voici le passage essentiel figurant à la page 17 du petit livret officiel intitulé « La Salette - L’apparition - la grande nouvelle » :
« Nous jugeons que l’apparition de la Sainte Vierge à deux bergers, le 19 septembre 1846, sur la montagne de la chaîne des Alpes, située dans la paroisse de La Salette, de l’archiprêtré de Corps, porte en elle-même tous les caractères de la vérité, et que les fidèles sont fondés à croire indubitable et certaine ».
Ceci dit, il est bon de préciser tout de suite qu’il s’agit de distinguer toute la partie du message qui a été rendue officielle, de celle qui fait partie de ce que l’on appelle communément le « Secret de La Salette » dont le « texte authentique restera inconnu jusqu’au seuil du troisième milllénaire » comme le spécifie le Dictionnaire des Apparitions à l’article « La Salette »,page 506.La raison en est simple : le texte dérangeait beaucoup de personnes qu’il incriminait directement, comme l’empereur Napoléon III qualifié par ailleurs « d’Aiglon déplumé » par Maximin (qui allait être l’allié de Garibaldi dans sa lutte contre le Pape) ainsi qu’une grande partie du clergé, et des religieux et religieuses devenus infidèles.
C’est l’Abbé Michel Corteville qui a retrouvé le texte original, dans les archives de la Congrégation pour la doctrine de la foi en septembre 1999. Auteur d'une thèse monumentale sur le sujet, il publia en 2002 avec l'Abbé Laurentin, éminent spécialiste des apparitions mariales, un livre intitulé « Découverte du secret de La Salette, au-delà des polémiques, la vérité sur l’apparition et ses voyants » paru chez Fayard.
Le Dictionnaire des Apparitions à l’article « La Salette » précise page 510 que le « le secret fut rédigé huit fois, versions que nous avons enfin toutes rassemblées et confrontées : Trois rédactions de Maximin : 3 juillet et 11 août 1851 et 5 août 1853.
Quatre rédactions de Mélanie : 6 juillet 1851, 14 août 1853 et la rédaction longue trois fois rédigée de 1858 à 1878….
Voici le texte intégral de la rédaction longue écrit et daté par Mélanie à Castellamare, le 21 novembre 1878, extrait des pages 59 à 63 de l’ouvrage « Découverte du secret de La Salette » :
« Mélanie, ce que je vais vous dire maintenant ne sera pas toujours secret ; vous pourrez le publier en 1858.
Les prêtres, ministres de mon Fils, les prêtres, par leur mauvaise vie, par leurs irrévérences et leur impiété à célébrer les Saints Mystères, par l'amour de l'argent, l'amour de l'honneur et des plaisirs, les prêtres sont devenus des cloaques d'impureté.
Oui, les prêtes demandent vengeance, et la vengeance est suspendue sur leurs têtes. Malheur aux prêtres et aux personnes consacrées à Dieu, lesquelles, par leurs infidélités et leur mauvaise vie, crucifient de nouveau mon Fils ! Les péchés des personnes consacrées à Dieu crient vers le Ciel et appellent vengeance, et voilà que la vengeance est à leurs portes, car il ne se trouve plus personne pour implorer miséricorde et pardon pour le peuple ; il n'y a plus d'âmes généreuses, il n'y a plus personne digne d'offrir la Victime sans tache à l'Éternel en faveur du monde.
Dieu va frapper d'une manière sans exemple.
Malheur aux habitants de la terre ! Dieu va épuiser sa colère, et personne ne pourra se soustraire à tant de maux réunis.
Les chefs, les conducteurs du peuple de Dieu ont négligé la prière et la pénitence, et le démon a obscurci leurs intelligences ; ils sont devenus ces étoiles errantes que le vieux diable traînera avec sa queue pour les faire périr. Dieu permettra au vieux serpent de mettre des divisions parmi les régnants, dans toutes les sociétés et dans toutes les famille ; on souffrira des peines physiques et morales : Dieu abandonnera les hommes à eux-mêmes et enverra des châtiments qui se succéderont pendant plus de trente-cinq ans.
La société est à la veille des fléaux les plus terribles et des plus grands événements ; on doit s'attendre à être gouverné par une verge de fer et à boire le calice de la colère de Dieu. Que le Vicaire de mon Fils, le Souverain Pontife Pie IX, ne sorte plus de Rome après l'année 1859 ; mais qu'il soit ferme et généreux, qu'il combatte avec les armes de la foi et de l'amour ; je serai avec lui.
Qu'il se méfie de Napoléon, son coeur est double, et quand il voudra être à la fois pape et empereur, bientôt Dieu se retirera de lui ; il est cet aigle qui, voulant toujours s'élever, tombera sur l'épée dont il voulait se servir pour obliger les peuples à se faire élever.
L'Italie sera punie de son ambition en voulant secouer le joug du Seigneur ; aussi, elle sera livrée à la guerre ; le sang coulera de tous les côtés ; les églises seront fermées ou profanées ; les prêtres, les religieux seront chassés ; on les fera mourir, et mourir d'une mort cruelle. Plusieurs abandonneront la foi, et le nombre des prêtres et des religieux qui se sépareront de la vraie religion sera grand ; parmi ces personnes, il se trouvera même des évêques.
Que le Pape se tienne en garde contre les faiseurs de miracles, car le temps est venu que les prodiges les plus étonnants auront lieu sur la terre et dans les airs.
En l'année 1864, Lucifer avec un grand nombre de démons seront détachés de l'Enfer ; ils aboliront la foi peu à peu et même dans les personnes consacrées à Dieu ; ils les aveugleront d'une telle manière, qu'à moins d'une grâce particulière, ces personnes prendront l'esprit de ces mauvais anges ; plusieurs maisons religieuses perdront entièrement la foi et perdront beaucoup d'âmes.
Les mauvais livres abonderont sur la terre et les esprits de ténèbres répandront partout un relâchement universel pour tout ce qui regarde le service de Dieu ; ils auront un très grand pouvoir sur la nature ; il y aura des églises pour servir ces esprits. Des personnes seront transportées d'un lieu à un autre par ces esprits mauvais, et même des prêtres, parce qu'ils ne seront pas conduits par le bon esprit de l'Évangile, qui est un esprit d'humilité de charité et de zèle pour la gloire de Dieu. On fera ressusciter des morts et des justes (c'est à dire que ces morts prendront la figure des âmes justes qui avaient vécu sur la terre, afin de mieux séduire les hommes ; ces soi-disant morts ressuscités, qui ne seront autre chose que le démon sous ces figures, prêcheront un autre Évangile, contraire à celui du vrai Jésus-Christ, niant l'existence du Ciel, soit encore les âmes des damnés. Toutes ces âmes paraîtront comme unies à leurs corps).
Il y aura en tous lieux des prodiges extraordinaires, parce que la vraie foi s'est éteinte et que la fausse lumière éclaire le monde. Malheur aux Princes de l'Église, qui ne seront occupé qu'à entasser richesses sur richesses, qu'à sauvegarder leur autorité et à dominer avec orgueil !
Le Vicaire de mon Fils aura beaucoup à souffrir, parce que, pour un temps l'Église sera livrée à de grandes persécutions ; ce sera le temps des ténèbres ; l'Église aura une crise affreuse.
La Sainte Foi de Dieu étant oubliée, chaque individu voudra se guider par lui-même et être supérieur à ses semblables.
On abolira les pouvoirs civils et ecclésiastiques, tout ordre et toute justice seront foulés aux pieds ; on ne verra qu'homicides, haine, jalousie, mensonge et discorde, sans amour pour la patrie ni pour la famille. Le Saint-Père souffrira beaucoup. Je serai avec lui jusqu'à la fin pour recevoir son sacrifice.
Les méchants attenteront plusieurs fois à sa vie sans pouvoir nuire à ses jours ; mais ni lui, ni son successeur...ne verront le triomphe de l'Église de Dieu.
Les gouvernants civils auront tous le même dessein qui sera d'abolir et de faire disparaître tout principe religieux, pour faire place au matérialisme, à l'athéisme, au spiritisme et à toutes sortes de vices.
Dans l'année 1865, on verra l'abomination dans les lieux saints ; dans les couvents, les fleurs de l'Église seront putréfiées et le démon se rendra comme le roi des coeurs. Que ceux qui sont à la tête des communautés religieuses se tiennent en garde pour les personnes qu'ils doivent recevoir, parce que le démon usera de toute sa malice pour introduire dans les ordres religieux des personnes adonnées au pêché, car les désordres et l'amour des plaisirs charnels seront répandus par toute la terre.
La France, l'Italie, l'Espagne et l'Angleterre seront en guerre ; le sans coulera dans les rues ; le Française battra avec le Français, l'Italien avec l'Italien ; ensuite, il y aura une guerre (civile) générale qui sera épouvantable. Pour un temps, Dieu ne se souviendra plus de la France, ni de l'Italie, parce que l'Evangile de Jésus-Christ n'est plus connu. Les méchants déploieront toute leur malice ; on se tuera, on se massacrera mutuellement jusque dans les maisons.
Au premier coup de son épée foudroyante, les montagnes et la nature entière trembleront d'épouvante, parce que les désordres et les crimes des hommes percent la voûte des cieux.
Paris sera brûlé et Marseille englouti ; plusieurs grandes villes seront ébranlées et englouties par des tremblements de terre ; on croira que tout est perdu ; on ne verra qu'homicide, on n'entendra que bruits d'armes et que blasphèmes. Les justes souffriront beaucoup ; leurs prières, leur pénitence et leurs larmes monteront jusqu'au Ciel, et tout le peuple de Dieu demandera pardon et miséricorde, et demandera mon aide et mon intercession.
Alors, Jésus-Christ, par un acte de sa justice et de sa grande miséricorde pour les justes, commandera à ses anges que tous ses ennemis soient mis à mort. Tout à coup, les persécuteurs de l'Eglise de Jésus-Christ et tous les hommes adonnés au pêché périront, et la terre deviendra comme un désert. Alors se fera la paix, la réconciliation de Dieu avec les hommes ; Jésus-Christ sera servi, adoré et glorifié ; la charité fleurira partout. Les nouveaux rois seront le bras droit de la Sainte Eglise qui sera forte, humble, pieuse, pauvre, zélée et imitatrice des vertus de Jésus-Christ. L'Evangile sera prêché partout, et les hommes feront de grands progrès dans la foi, parce qu'il y aura unité parmi les ouvriers de Jésus-Christ et que les hommes vivront dans la crainte de Dieu.
Cette paix parmi les hommes ne sera pas longue ; vingt-cinq ans d'abondantes récoltes leur feront oublier que les péchés des hommes sont cause de toutes les peines qui arrivent sur la terre.
Un avant-coureur de l'antéchrist, avec ses troupes de plusieurs nations combattra contre le vrai Christ, le seul Sauveur du monde ; il répandra beaucoup de sang et voudra anéantir le culte de Dieu pour se faire regarder comme un dieu.
La terre sera frappée de toutes sortes de plaies (outre la peste et la famine, qui seront générales) ; il y aura des guerres jusqu'à la dernière guerre qui sera alors faite par les dix rois de l'antéchrist, lesquels rois auront tous un même dessein et seront les seuls qui gouverneront le monde. Avant que ceci arrive, il y aura une espèce de fausse paix dans le monde ; on ne pensera qu'à se divertir ; les méchants se livreront à toutes sortes de pêchés ; mais les enfants de la Sainte Eglise, les enfants de la foi, mes vrais imitateurs croîtrons dans l'amour de Dieu et dans les vertus qui me sont les plus chères. Heureuses les âmes humbles, conduites par l'Esprit-Saint ! Je combattrai avec elles jusqu'à ce qu'elles arrivent à la plénitude de l'âge.
La nature demande vengeance pour les hommes, et elle frémit d'épouvante dans l'attente de ce qui doit arriver à la terre souillée de crimes.
Tremblez, terre, et vous qui faites profession de servir Jésus-Christ et qui, au-dedans, vous adorez vous-même ; tremblez, car Dieu va vous livrer à son ennemi, parce que les lieux saints sont dans la corruption ; beaucoup de couvents ne sont plus les maisons de Dieu, mais les pâturages d'Asmodée et des siens.
Ce sera pendant ce temps que naîtra l'antéchrist, d'une religieuse hébraïque, d'une fausse vierge qui aura communication avec le vieux serpent, le maître de l'impureté ; son père sera évêque. En naissant, il vomira des blasphèmes, il aura des dents ; en un mot, ce sera le diable incarné ; il poussera des cris effrayants, il fera des prodiges, il ne se nourrira que d'impuretés. Il aura des frères qui, quoiqu'ils ne soient pas comme lui des démons incarnés, seront des enfants de mal ; à douze ans, ils se feront remarquer par leurs vaillantes victoires qu'ils remporteront ; bientôt, ils seront chacun à la tête des armées, assistés par des légions de l'enfer.
Les saisons seront changées, la terre ne produira que de mauvais fruits, les astres perdront leurs mouvements réguliers, la lune ne reflétera qu'une faible lumière rougeâtre ; l'eau et le feu donneront au globe de la terre des mouvements convulsifs et d'horribles tremblements de terre qui feront engloutir des montagnes, des villes,...
Rome perdra la foi et deviendra le siège de l'antéchrist.
Les démons de l'air avec l'antéchrist feront de grands prodiges sur la terre et dans les airs et les hommes se pervertiront de plus en plus. Dieu aura soin de ses fidèles serviteurs et des hommes de bonne volonté ; l'Evangile sera prêché partout ; tous les peuples et toutes les nations auront connaissance de la vérité !
J'adresse un pressant appel à la terre ; j'appelle les vrais disciples du Dieu vivant et régnant dans les cieux ; j'appelle les vrais imitateurs du Christ fait homme, le seul et vrai Sauveur des hommes ; j'appelle mes enfants, mes vrais dévots, ceux qui se sont donnés à moi pour que je les conduise à mon divin Fils, ceux que je porte pour ainsi dire dans mes bras, ceux qui ont vécu de mon esprit ; enfin, j'appelle les Apôtres des derniers temps, les fidèles disciples de Jésus-Christ qui ont vécu dans un mépris du monde et d'eux-mêmes, dans la pauvreté et dans l'humilité, dans le mépris et le silence, dans l'oraison et dans la mortification, dans la chasteté et dans l'union avec Dieu, dans la souffrance et inconnus du monde. Il est temps qu'ils sortent et vienne éclairer la terre. Allez et montrez-vous comme mes enfants chéris ; je suis avec vous en vous pourvu que votre foi soit la lumière qui vous éclaire dans ces jours de malheurs. Que votre zèle vous rende comme des affamés pour la gloire et l'honneur de Jésus-Christ. Combattez, enfants de lumière, vous petit nombre qui y voyez ; car voici le temps des temps, la fin des fins.
L'Eglise sera éclipsée, le monde sera dans la consternation. Mais voilà Enoch et Elie remplis de l'Esprit de Dieu ; ils prêcheront avec la force de Dieu et les hommes de bonne volonté croiront en Dieu, et beaucoup d'âmes seront consolées ; ils feront de grands progrès par la vertu du Saint-Esprit et condamneront les erreurs diaboliques de l'antéchrist.
Malheur aux habitants de la terre ! Il y aura des guerres sanglantes et des famines, des pestes et des maladies contagieuses ; il y aura des pluies d'une grêle effroyable ; des tonnerres qui ébranleront des villes ; des tremblements de terre qui engloutiront des pays ; on entendra des voix dans les airs ; les hommes se battront la tête contre les murailles ; ils appelleront la mort et, d'un autre côté, la mort sera leur supplice ; le sang coulera de tous côtés. Qui pourra vaincre, si Dieu ne diminue le temps de l'épreuve ? Par le sang, les larmes et les prières des justes, Dieu se laissera fléchir ; Enoch et Elie seront mis à mort ; Rome païenne disparaîtra ; le feu du Ciel tombera et consumera trois villes ; tout l'univers sera frappé de terreur, et beaucoup se laisseront séduire parce qu'ils n'ont pas adoré le vrai Christ vivant parmi eux. Il est temps ; le soleil s'obscurcit ; la foi seule vivra. Voici le temps ; l'abîme s'ouvre. Voici le roi des rois des ténèbres. Voici la bête avec ses sujets, se disant le sauveur du monde. Il s'élèvera avec orgueil dans les airs pour aller jusqu'au Ciel ; il sera étouffé par le souffle de Saint Michel Archange. Il tombera, et la terre qui, depuis trois jours, sera en de continuelles évolutions, ouvrira son sein plein de feu ; il sera plongé pour jamais avec tous les siens dans les gouffres éternels de l'enfer. Alors, l'eau et le feu purifieront la terre et consumeront toutes les œuvres de l'orgueil de l'homme, et tout sera renouvelé : Dieu sera servi et glorifié ».
NB : Rappelons que Mélanie a rédigé ce secret par rapport à l’unique vision de 1846. Comme nous l’avons exposé au § 2.3.3selon le commentaire théologique du Cardinal Joseph Ratzinger, le récit n’implique pas nécessairement un ordre chronologique dans la succession des évènements.
5.3.1.3 L’Immaculée Conception - Lourdes en France (1858)
Lourdes : L'Hommage au Saint Père Jean-Paul II
En 1983 et en 2004, à Lourdes, le pape Jean-Paul II s'est fait pèlerin de l'Assomption. Cette vidéo, sous forme de méditation, propose de le retrouver dans le sanctuaire, lors de ses deux pèlerinages. La voix de Jean Paul II parcourt ce sujet, à partir d'extraits de ses allocutions de 1983. Un montage de Laurent Jarneau.
De la revue « Dieu est Amour », n° 113 et 114, page 37 :
« A Lourdes, comme ailleurs, Marie désire une chapelle, non seulement pour abriter son image, mais surtout y installer la Présence eucharistique de son Fils. En ce sens, elle est bien l’aqueduc qui mène à Jésus-Christ. Alors, l’Esprit-Saint conduira le pèlerin, par Marie, jusqu’à la personne du Sauveur, en se servant de la médiation du sacré qui correspond aux besoins de notre mental archaïque, de nos réflexes ancestraux. Le pèlerinage de Lourdes se développera d’autant mieux qu’aux innombrables faveurs spirituelles et corporelles obtenues par les pèlerins s’ajoutera son enracinement dans la tradition populaire du Moyen Age, de ses grands sanctuaires marials : Le Puy, Rocamadour, Boulogne-sur-Mer, Chartres... "Allez boire à la fontaine et vous y laver ! ". Ainsi, la source sacrée fait partie des ingrédients du pèlerinage chrétien. "L’eau de Lourdes" agit un peu comme un sacramental : son bienfait, si l’on peut dire, résulte de l’accueil que Dieu fait à la prière du croyant. Puisqu’elle signifie outre le baptême, la miséricorde de la Mère de Dieu pour les pécheurs et pour les malades, on pourrait la comparer à une sorte d’image de cette miséricorde. Marie a demandé à Bernadette de faire un geste de pénitence coûteux et humiliant en la priant de se laver avec l’eau boueuse et d’en boire. Toute purification commence par un acte d’humilité et de confiance. L’aveugle-né de Jéricho s’est laissé mettre sur les yeux un peu de boue, puis s’en fut se laver à la piscine. L’humilité de sa foi l’a sauvé. "Vous prierez pour les pécheurs…Pénitence, pénitence, pénitence !". Nos contemporains admettent difficilement cet appel à la pénitence et à l’humiliation (Bernadette est invitée à manger de l’herbe). N’oublient-ils pas que dans l’Eglise la générosité des fervents doit compenser la tiédeur des indifférents ?... "Je suis l’Immaculée Conception". Marie contre-signe aussi la déclaration solennelle par laquelle, quatre ans plus tôt, en 1854, le Pape Pie IX a défini le dogme de l’Immaculée Conception. Il y a désormais une identité établie entre la formule dogmatique et la Mère de Dieu. Quelle extraordinaire incursion de la Vierge Marie dans la religion savante, elle qui s’est cantonnée si souvent dans les sources, les grottes, les prairies et les bois, à la rigueur dans les chapelles de la religion populaire ! Elle qui accueille la foi des gens simples, voire des marginaux, elle fait parfois un clin d’œil aux théologiens !...Lourdes n’est pas seulement une grande lumière dans l’Eglise universelle par ces milliers de cierges qui brûlent devant la grotte ou sur l’esplanade pendant la procession du soir. C’est "ce grand feu allumé sur la montagne pour servir de repère et de guide aux pécheurs égarés dans la nuit qui envahit le monde ».
Note complémentaire
Nous pouvons observer que L’immaculée Conception apparaît à Lourdes avec des roses d’or sur les pieds, ce qui évidemment n’est pas sans signification.
C’est en réalité un symbolisme biblique pour signifier la consécration à Dieu, l’or métal précieux et rare manifeste ici le caractère exeptionnel et sublime de cette consécration.
Ceci nous est présenté au chapitre 8 du livre du Lévitique qui décrit la consécration d’Aaron et de ses fils comme le Seigneur le prescrivît à Moïse :
Lv 8,9 :
« 1 Yahvé parla à Moïse et dit : 2 Prends Aaron, ses fils avec lui, les vêtements, l'huile d'onction, le taureau du sacrifice pour le péché, les deux béliers, la corbeille des azymes. 3 Puis convoque toute la communauté à l'entrée de la Tente du Rendez-vous. 4 Moïse suivit les ordres de Yahvé, la communauté se réunit à l'entrée de la Tente du Rendez-vous, 5 et Moïse lui dit: "Voici ce que Yahvé a ordonné de faire." 6 Il fit approcher Aaron et ses fils et les lava dans l'eau. 7 Il lui mit la tunique, lui passa la ceinture, le revêtit du manteau et plaça sur lui l'éphod. Puis il le ceignit de l'écharpe de l'éphod et la fixa sur lui. 8 Il lui imposa le pectoral, où il mit l'Urim et le Tummim. 9 Sur la tête il lui mit le turban, et sur le devant du turban la fleur d'or; c'est le signe de sainte consécration tel que Yahvé le prescrivit à Moïse.10 Moïse prit alors l'huile d'onction, il oignit pour les consacrer la Demeure et tout ce qui s'y trouvait. 11 Il fit sept aspersions sur l'autel et oignit pour les consacrer l'autel et ses accessoires, le bassin et son socle. 12 Il versa de l'huile d'onction sur la tête d'Aaron, et l'oignit pour le consacrer. 13 Moïse fit alors approcher les fils d'Aaron, qu'il revêtit de tuniques, auxquels il passa des ceintures et fixa des calottes, comme Yahvé l'avait ordonné à Moïse ».
5.3.1.4 Notre-Dame du Très-Saint Rosaire - Fatima au Portugal (1917)
- Le secret de Fatima
Dans le petit livret intitulé le « Le Message de Fatima » de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, à la page 13 à 16 nous est donné la première et la deuxième parties du « secret » dans la rédaction qu'en a faite sœur Lucie (décédée le 13 février 2005) dans le « troisième mémoire » du 31 août 1941 à l'évêque de Leira-Fatima, dont voici le texte intégral :
« Je devrai, pour cela, parler un peu du secret et répondre à la première question. En quoi consiste le secret ? Il me semble que je peux le dire puisque le Ciel m'en a déjà donné la permission. Les représentants de Dieu sur la terre m'ont eux aussi autorisée à le faire, à plusieurs reprises, par lettres. Je crois que Votre Excellence a conservé l'une d'elles, celle du Père José Bernardo Gonçalves, dans laquelle il m'ordonne d'écrire au Saint-Père. Un des points qu'il m'indique est la révélation du secret. J'en ai déjà dit quelque chose, mais pour ne pas trop allonger cet écrit, qui devait être bref, je me suis limitée à l'indispensable, laissant à Dieu l'occasion d'un moment plus favorable.
J'ai déjà exposé, dans le deuxième écrit, le doute qui m'avait tourmentée du 13 juin au 13 juillet, et qui disparut lors de cette dernière apparition.
Bien. Le secret comporte trois choses distinctes, et je vais en dévoiler deux. La première fut la vision de l'Enfer. Notre-Dame nous montra une grande mer de feu, qui paraissait se trouver sous la terre et, plongés dans ce feu, les démons et les âmes, comme s'ils étaient des braises transparentes, noires ou bronzées, avec une forme humaine. Ils flottaient dans cet incendie, soulevés par les flammes, qui sortaient d'eux-mêmes, avec des nuages de fumée. Ils retombaient de tous côtés, comme les étincelles retombent dans les grands incendies, sans poids ni équilibre, avec des cris et des gémissements de douleur et de désespoir qui horrifiaient et faisaient trembler de frayeur. Les démons se distinguaient par leurs formes horribles et dégoûtantes d'animaux épouvantables et inconnus, mais transparents et noirs. Cette vision dura un moment, grâce à notre bonne Mère du Ciel qui auparavant nous avait prévenus, nous promettant de nous emmener au Ciel (à la première apparition). Autrement, je crois que nous serions morts d'épouvante et de peur. Ensuite nous levâmes les yeux vers Notre-Dame, qui nous dit avec bonté et tristesse : Vous avez vu l'enfer où vont les âmes des pauvres pécheurs. Pour les sauver, Dieu veut établir dans le monde la dévotion à mon Cœur immaculé. Si l'on fait ce que je vais vous dire, beaucoup d'âmes seront sauvées et on aura la paix. La guerre va finir. Mais si l'on ne cesse d'offenser Dieu, sous le pontificat de Pie XI en commencera une autre pire encore. Lorsque vous verrez une nuit illuminée par une lumière inconnue, sachez que c'est le grand signe que Dieu vous donne, qu'Il va punir le monde de ses crimes par le moyen de la guerre, de la faim et des persécutions contre l'Église et le Saint-Père. Pour empêcher cette guerre, je viendrai demander la consécration de la Russie à mon Cœur immaculé et la communion réparatrice des premiers samedis. Si on accepte mes demandes, la Russie se convertira et on aura la paix ; sinon elle répandra ses erreurs à travers le monde, provoquant des guerres et des persécutions contre l'Église. Les bons seront martyrisés, le Saint-Père aura beaucoup à souffrir, diverses nations seront détruites. À la fin, mon Cœur immaculé triomphera. Le Saint-Père me consacrera la Russie, qui se convertira, et il sera concédé au monde un certain temps de paix ».
Toujours dans le même petit livret intitulé le « Le Message de Fatima » de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, de la page 18 à 20, nous est donné la troisième partie du secret de Fatima écrit à Tuy le 3 janvier 1944 par Sœur Lucie, dont voici le texte intégral :
« J.M.J. La troisième partie du secret révélé le 13 juillet 1917 dans la Cova de Iria-Fatima.
J'écris en obéissance à Vous, mon Dieu, qui me le commandez par l'intermédiaire de son Excellence Monseigneur l'Évêque de Leiria et de Votre Très Sainte Mère, qui est aussi la mienne.
Après les deux parties que j'ai déjà exposées, nous avons vu sur le côté gauche de Notre-Dame, un peu plus en hauteur, un Ange avec une épée de feu dans la main gauche ; elle scintillait et émettait des flammes qui, semblait-il, devaient incendier le monde ; mais elles s'éteignaient au contact de la splendeur qui émanait de la main droite de Notre-Dame en direction de lui ; l'Ange, indiquant la terre avec sa main droite, dit d'une voix forte : Pénitence ! Pénitence ! Pénitence ! Et nous vîmes dans une lumière immense qui est Dieu : "Quelque chose de semblable à la manière dont se voient les personnes dans un miroir quand elles passent devant" un Évêque vêtu de Blanc, "nous avons eu le pressentiment que c'était le Saint-Père". Divers autres Évêques, Prêtres, religieux et religieuses monter sur une montagne escarpée, au sommet de laquelle il y avait une grande Croix en troncs bruts, comme s'ils étaient en chêne-liège avec leur écorce ; avant d'y arriver, le Saint-Père traversa une grande ville à moitié en ruine et, à moitié tremblant, d'un pas vacillant, affligé de souffrance et de peine, il priait pour les âmes des cadavres qu'il trouvait sur son chemin ; Parvenu au sommet de la montagne, prosterné à genoux au pied de la grande Croix, il fut tué par un groupe de soldats qui tirèrent plusieurs coups avec une arme à feu et des flèches ; Et de la même manière moururent les uns après les autres les Évêques les Prêtres, les religieux et religieuses et divers laïcs, hommes et femmes de classes et de catégories sociales différentes. Sous les deux bras de la Croix, il y avait deux Anges, chacun avec un arrosoir de cristal à la main, dans lequel ils recueillaient le sang des Martyrs et avec lequel ils irriguaient les âmes qui s'approchaient de Dieu ».
- « Une tentative d'interprétation du « secret » de Fatima »
La première et la deuxième partie du « secret » de Fatima ont déjà été discutées amplement dans la littérature qui le concerne et il n'est pas utile de les illustrer ici une nouvelle fois. Je voudrais seulement attirer brièvement l'attention sur le point le plus significatif. Pendant un instant terrible, les enfants ont fait l'expérience d'une vision de l'enfer. Ils ont vu la chute des « âmes des pauvres pécheurs ». Et maintenant, il leur est dit pourquoi ils ont été exposés à cet instant : « pour les sauver [les âmes] » - pour montrer un chemin de salut. Il vient à l'esprit la phrase de la première lettre de Pierre : « Sûrs d'obtenir l'objet de votre foi, le salut des âmes » (1,9). Comme chemin vers ce but, est indiquée - de manière surprenante pour des personnes provenant de l'ère culturelle anglo-saxonne et allemande - la dévotion au Cœur immaculé de Marie. Pour comprendre cela, une brève indication suffira ici. « Coeur » signifie dans le langage de la Bible le centre de l'existence humaine, la jonction entre la raison, la volonté, le tempérament et la sensibilité, où la personne trouve son unité et son orientation intérieure. Le « cœur immaculé » est, selon Mt 5,8, un cœur qui, à partir de Dieu, est parvenu à une parfaite unité intérieure et donc « voit Dieu ». La « dévotion » au Coeur immaculé de Marie est donc une façon de s'approcher du comportement de ce cœur, dans lequel le « fiat » - que ta volonté soit faite – devient le centre qui informe toute l'existence. Si quelqu'un voulait objecter que nous ne devrions pas cependant interposer un être humain entre le Christ et nous, on devrait alors se rappeler que Paul n'a pas eu peur de dire à ses propres communautés : imitez-moi (Cf.1 Co 4,16 ; Ph 3,17 ; 1 Th 1,6 ; 2 Th 3,7.9). Chez l'Apôtre, les communautés peuvent vérifier concrètement ce que signifie suivre le Christ. De qui pourrions-nous en tout temps apprendre d'une manière meilleure, sinon de la Mère du Seigneur ? Ainsi, nous arrivons finalement à la troisième partie du « secret » de Fatima, publié ici pour la première fois dans son intégralité. Comme il ressort de la documentation précédente, l'interprétation que le cardinal Sodano a donnée dans son texte du 13 mai a, dans un premier temps, été présentée personnellement à Sœur Lucie. À ce sujet, Sœur Lucie a tout d'abord observé qu'elle avait reçu la vision, mais pas son interprétation. L'interprétation, disait-elle, ne revient pas au voyant, mais à l'Église. Toutefois, après la lecture du texte, elle a dit que cette interprétation correspondait à ce dont elle avait fait l'expérience et que, pour sa part, elle reconnaissait cette interprétation comme correcte. Donc, dans ce qui suit, on pourra seulement chercher à donner de manière approfondie un fondement à cette interprétation à partir des critères développés jusqu'ici. Comme parole-clé de la première et de la deuxième partie du « secret », nous avons découvert celle qui dit « sauver les âmes » ; de même, la parole-clé de ce "secret" est un triple cri : "Pénitence, Pénitence, Pénitence ! ". Il nous revient à l'esprit le début de l'Évangile : "Pænitemini et credite evangelio" (Mc 1,15). Comprendre les signes des temps signifie comprendre l'urgence de la pénitence - de la conversion - de la foi. Telle est la réponse juste au moment historique, marqué par de graves dangers qui seront exprimés par les images ultérieures. Je me permets de rappeler ici un souvenir personnel ; dans un colloque avec moi, Sœur Lucie m'a affirmé qu'il lui apparaissait toujours plus clairement que le but de toutes les apparitions a été de faire croître toujours plus dans la foi, dans l'espérance et dans la charité - tout le reste entendait seulement porter à cela. Examinons maintenant d'un peu plus près les différentes images. L'ange avec l'épée de feu à la gauche de la Mère de Dieu rappelle des images analogues de l'Apocalypse. Il représente la menace du jugement, qui plane sur le monde. La perspective que le monde pourrait être englouti dans une mer de flammes n'apparaît absolument plus aujourd'hui comme une pure fantaisie : l'homme lui-même a préparé l'épée de feu avec ses inventions. La vision montre ensuite la force qui s'oppose au pouvoir de destruction - la splendeur de la Mère de Dieu et, provenant d'une certaine manière de cette splendeur, l'appel à la pénitence. De cette manière est soulignée l'importance de la liberté de l'homme : l'avenir n'est absolument pas déterminé de manière immuable, et l'image que les enfants ont vue n'est nullement un film d'anticipation de l'avenir, auquel rien ne pourrait être changé. Toute cette vision se produit en réalité seulement pour faire apparaître la liberté et pour l'orienter dans une direction positive. Le sens de la vision n'est donc pas de montrer un film sur l'avenir irrémédiablement figé. Son sens est exactement opposé, à savoir mobiliser les forces pour tout changer en bien. Aussi sont-elles totalement fourvoyées les explications fatalistes du « secret » qui affirment, par exemple, que l'auteur de l'attentat du 13 mai 1981 aurait été, en définitive, un instrument du plan divin, guidé par la Providence, et qu'il n'aurait donc pas pu agir librement, ou encore d'autres idées semblables qui circulent. La vision parle plutôt de dangers et de la voie pour en être sauvegardé. Les phrases qui suivent dans le texte montrent encore une fois très clairement le caractère symbolique de la vision : Dieu reste l'incommensurable et la lumière qui dépasse toute notre vision. Les personnes humaines apparaissent comme dans un miroir. Nous devons garder continuellement présente cette limitation interne de la vision, dont les limites sont ici visuellement indiquées. L'avenir se dévoile seulement "comme dans un miroir, de manière confuse" (Cf. 1 Co 13,12). Prenons maintenant en considération les diverses images qui suivent dans le texte du « secret ». Le lieu de l'action est décrit par trois symboles : une montagne escarpée, une grande ville à moitié en ruines et finalement une grande croix en troncs grossiers. La montagne et la ville symbolisent le lieu de l'histoire humaine : l'histoire comme une montée pénible vers les hauteurs, l'histoire comme lieu de la créativité et de la convivialité humaines, mais en même temps comme lieu de destructions, par lesquelles l'homme anéantit l'oeuvre de son propre travail. La ville peut être lieu de communion et de progrès, mais aussi lieu des dangers et des menaces les plus extrêmes. Sur la montagne se trouve la croix - terme et point de référence de l'histoire. Par la croix, la destruction est transformée en salut ; elle se dresse comme signe de la misère de l'histoire et comme promesse pour elle. Ici, apparaissent ensuite des personnes humaines : l'évêque vêtu de blanc (« nous avons eu le pressentiment que c'était le Saint-Père »), d'autres évêques, des prêtres, des religieux et religieuses, et enfin des hommes et des femmes de toutes classes et toutes catégories sociales. Le Pape semble précéder les autres, tremblant et souffrant à cause de toutes les horreurs qui l'entourent. Non seulement les maisons de la ville sont à moitié écroulées, mais son chemin passe au milieu de cadavres de morts. La marche de l'Église est ainsi décrite comme un chemin de croix, comme un chemin dans un temps de violence, de destruction et de persécutions. On peut trouver représentée dans ces images l'histoire d'un siècle entier. De même que les lieux de la terre sont synthétiquement représentés par les deux images de la montagne et de la ville, et sont orientés vers la croix, de même aussi les temps sont présentés de manière condensée : dans la vision, nous pouvons reconnaître le siècle écoulé comme le siècle des martyrs, comme le siècle des souffrances et des persécutions de l'Église, comme le siècle des guerres mondiales et de beaucoup de guerres locales, qui en ont rempli toute la seconde moitié et qui ont fait faire l'expérience de nouvelles formes de cruauté. Dans le « miroir » de cette vision, nous voyons passer les témoins de la foi de décennies. À ce sujet, il semble opportun de mentionner une phrase de la lettre que Sœur Lucie a écrite au Saint-Père le 12 mai 1982 : « La troisième partie du "secret" se réfère aux paroles de Notre-Dame : "Sinon [la Russie] répandra ses erreurs à travers le monde, favorisant guerres et persécutions envers l'Église. Les bons seront martyrisés, le Saint-Père aura beaucoup à souffrir, diverses nations seront détruites ». Dans le chemin de croix de ce siècle, la figure du Pape a un rôle spécial. Dans sa pénible montée sur la montagne, nous pouvons sans aucun doute trouver rassemblés différents Papes qui, depuis Pie X jusqu'au Pape actuel, ont partagé les souffrances de ce siècle et se sont efforcés d'avancer au milieu d'elles sur la voie qui mène à la croix. Dans la vision, le Pape aussi est tué sur la voie des martyrs. Lorsque, après l'attentat du 13 mai 1981, le Pape se fit apporter le texte de la troisième partie du « secret », ne devait-il pas y reconnaître son propre destin ? Il a été très proche des portes de la mort et il a lui-même expliqué de la manière suivante comment il a été sauvé : « C'est une main maternelle qui guida la trajectoire de la balle et le Pape agonisant s'est arrêté au seuil de la mort » (13 mai 1994). Qu'ici une "main maternelle" ait dévié la balle mortelle montre seulement encore une fois qu'il n'existe pas de destin immuable, que la foi et la prière sont des puissances qui peuvent influer sur l'histoire et que, en définitive, la prière est plus forte que les projectiles, la foi plus puissante que les divisions. La conclusion du « secret » rappelle des images que Sœur Lucie peut avoir vues dans des livres de piété et dont le contenu provient d'anciennes intuitions de foi. C'est une vision consolante, qui veut qu'une histoire de sang et de larmes soit perméable à la puissance de guérison de Dieu. Des Anges recueillent sous les bras de la croix le sang des martyrs et irriguent ainsi les âmes qui s'approchent de Dieu. Le sang du Christ et le sang des martyrs doivent être considérés ensemble : le sang des martyrs jaillit des bras de la croix. Leur martyre s'accomplit en solidarité avec la Passion du Christ, il devient un tout avec elle. Ils complètent pour le Corps du Christ ce qui manque encore à ses souffrances (Cf. Col 1,24). Leur vie est devenue elle-même eucharistie, incorporée dans le mystère du grain de blé qui meurt et qui devient fécond. Le sang des martyrs est semence de chrétiens, a dit Tertullien. De même que de la mort du Christ, de son côté ouvert, est née l'Église, de même la mort des témoins est féconde pour la vie future de l'Église. La vision de la troisième partie du «secret», tellement angoissante à ses débuts, s'achève donc sur une image d'espérance : aucune souffrance n'est vaine, et précisément une Église souffrante, une Église des martyrs, devient un signe indicateur pour l'homme à la recherche de Dieu. Dans les mains amoureuses de Dieu sont accueillies non seulement les personnes qui souffrent comme Lazare, qui a trouvé une grande consolation et qui mystérieusement représente le Christ, lui qui a voulu devenir pour nous le pauvre Lazare ; mais il y a plus encore : des souffrances des témoins provient une force de purification et de renouveau, parce qu'elle est une actualisation de la souffrance même du Christ, et qu'elle transmet aujourd'hui son efficacité salvatrice. Nous sommes ainsi arrivés à une ultime interrogation : que signifie dans son ensemble (dans ses trois parties) le « secret » de Fatima ? Que nous dit-il à nous ? Avant tout, nous devons affirmer avec le cardinal Sodano : « Les situations auxquelles fait référence la troisième partie du "secret" de Fatima semblent désormais appartenir au passé ». Dans la mesure où des événements particuliers sont représentés, ils appartiennent désormais au passé. Ceux qui attendaient des révélations apocalyptiques excitantes sur la fin du monde et sur le cours futur de l'histoire seront déçus. Fatima n'offre pas de telles satisfactions à notre curiosité, comme du reste en général la foi chrétienne ne veut pas et ne peut pas être une pâture pour notre curiosité. Ce qui reste, nous l'avons vu dès le début de notre réflexion sur le texte du « secret » : l'exhortation à la prière comme chemin pour le « salut des âmes » et, dans le même sens, l'appel à la pénitence et à la conversion. Je voudrais enfin reprendre encore une autre parole-clé du « secret » devenue célèbre à juste titre : « Mon Coeur immaculé triomphera ». Qu'est-ce que cela signifie ? Le Coeur ouvert à Dieu, purifié par la contemplation de Dieu, est plus fort que les fusils et que les armes de toute sorte. Le fiat de Marie, la parole de son cœur, a changé l'histoire du monde, parce qu'elle a introduit le Sauveur dans le monde - car, grâce à son "oui", Dieu pouvait devenir homme dans notre monde et désormais demeurer ainsi pour toujours. Le Malin a du pouvoir sur ce monde, nous le voyons et nous en faisons continuellement l'expérience ; il a du pouvoir parce que notre liberté se laisse continuellement détourner de Dieu. Mais, depuis que Dieu lui-même a un cœur d'homme et a de ce fait tourné la liberté de l'homme vers le bien, vers Dieu, la liberté pour le mal n'a plus le dernier mot. Depuis lors, s'imposent les paroles : « Dans le monde, vous trouverez la détresse, mais ayez confiance ; moi je suis vainqueur du monde » (Jn 16,33). Le message de Fatima nous invite à nous fier à cette promesse ».
Si l’on rapproche le fragment du texte de la prophétie de La Salette (Cf. version intégale au § 5.3.1.2), nous observons tout de suite la convergence :
« Au premier coup de son épée foudroyante, les montagnes et la nature entière trembleront d'épouvante, parce que les désordres et les crimes des hommes percent la voûte des cieux.
Paris sera brûlé et Marseille englouti ; plusieurs grandes villes seront ébranlées et englouties par des tremblements de terre ; on croira que tout est perdu ; on ne verra qu'homicide, on n'entendra que bruits d'armes et que blasphèmes. Les justes souffriront beaucoup ; leurs prières, leur pénitence et leurs larmes monteront jusqu'au Ciel, et tout le peuple de Dieu demandera pardon et miséricorde, et demandera mon aide et mon intercession.
Alors, Jésus-Christ, par un acte de sa justice et de sa grande miséricorde pour les justes, commandera à ses anges que tous ses ennemis soient mis à mort. Tout à coup, les persécuteurs de l'Eglise de Jésus-Christ et tous les hommes adonnés au pêché périront, et la terre deviendra comme un désert. Alors se fera la paix, la réconciliation de Dieu avec les hommes ; Jésus-Christ sera servi, adoré et glorifié ; la charité fleurira partout. Les nouveaux rois seront le bras droit de la Sainte Eglise qui sera forte, humble, pieuse, pauvre, zélée et imitatrice des vertus de Jésus-Christ ».
- L’appel à la convertion et à la pénitence
Comme à Lourdes en 1858 la Vierge Marie exhorte à nouveau tous ses enfants à la convertion et à la pénitence, signifiant par là les « signes des temps, les signes de notre temps » et l’urgence de la conversion, comme le souligne le Saint Père Jean-Paul II dans son homélie intitulée « La maternité spirituelle de Marie » prononcée le 13 mai 1982 à Fatima, extrait de l’ouvrage « Mater Divinae Gratiae », pages 160 et 161 :
« Si l’Eglise a accueilli le message de Fatima, c’est surtout parce qu’il contient une vérité et un appel qui, dans leur contenu fondamental, sont la vérié et l’appel de l’Evangile lui-même. "Convertissez-vous (faites pénitence) et croyez à l’Evangile" (Cf. Mc 1,15) : telles sont les premières paroles que le messie a adressé à l’humanité. Le message de Fatima est dans son noyau fondamental, l’appel à la conversion et à la pénitence, comme dans l’Evangile. Cet appel a été prononcé au début du vingtième siècle et, par conséquent, il a été particulièrement été adressé à ce siècle. La Dame du message semble lire avec une perspicacité spéciale les "signes des temps" [Cf. § 3.4.1 Les signes des temps], les signes de notre temps. L’appel à la pénitence est maternel et, en même temps, ferme et déterminé. La charité qui "trouve sa joie dans ce qui est vrai"(Cf. 1 Co 13,6), sait être franche et décidée. L’appel à la pénitence est associé, comme toujours, à l’appel à la prière. Conformément à la tradition de nombreux siècles, la Dame du message de Fatima indique le rosaire, qui peut justement se définir "la prière de Marie" : la prière dans laquelle elle se sent particulièrement unie à nous. Elle-même prie avec nous. Par cette prière, on embrasse les problèmes du monde entier. En outre, on se souvient des pécheurs, pour qu’ils se convertissent et se sauvent, et des âmes du Purgatoire […]. C’est la sollicitude pour le salut, pour le salut éternel de tous les hommes. Soixante cinq années se sont écoulées depuis ce 13 mai 1917 ; il est difficile de ne pas voir que cet amour de la Mère, porteur de salut, embrasse d’une façon particulière, dans son rayonnement notre siècle ».
- Le miracle du soleil : Marie, la Femme de l’Apocalypse
Comme à la rue du Bac, et dans le prolongement de ces apparitions, le sens est clair pour tous, Marie nous signifie que nous sommes entrés dans les temps décrits dans le livre de l’Apocalypse, comme le confirme la Sainte Eglise (Cf. 5.1.3.10§ homélie du Cardinal Dias).
Voici ce que Notre Seigneur révèle à Vassula Ryden le 25 janvier 1988 concernant le « Miracle du Soleil ». Le passage ci-dessous est extrait du tome 2 de l’œuvre de « La vraie vie en Dieu », cahier 21, pages 79 et 80 :
Vassula Ryden : « Jésus ? »
Notre-Seigneur Jésus : « Je suis ».
Vassula Ryden : « Jésus, aujourd'hui encore, tout cela me stupéfie ; je veux parler de cette révélation qui m'est venue ; c'est comme un rêve, et je m'attends à me réveiller et m'apercevoir que ce n'était qu'un rêve. C'est stupéfiant ! ».
Notre-Seigneur Jésus : « Vassula, Je suis Omnipotent et Omniscient. J'ai voulu te ressusciter des morts et t'éclairer. Te souviens-tu de la vision du "Soleil" ? ».
Vassula Ryden : « Oui, Seigneur, la boule de Lumière (Voir message du 26 mars 1987 (tome 1, cahier 9) [Retranscris ci-après].
Notre-Seigneur Jésus : « Cette Lumière ronde est la même que celle connue parmi vous comme le " Miracle du Soleil ". Cette boule ronde de Lumière que Je t'ai fait voir est la même que celle de Fatima. Je t'ai fait pénétrer en Elle. Je t'ai permis d'y entrer. O Vassula, si tu savais seulement le privilège que Je t'ai donné ! Petite, tu ne réalises pas encore, mais c'est parce que Je garde tes yeux voilés.
Vassula Ryden : « Mon Dieu, je T'aime ».
Notre-Seigneur Jésus : « Vassula, Je te garderai cachée dans Mon Sacré Coeur ; tu M'es précieuse ; Moi ton Dieu, Je t'aime ; n'aie jamais peur de Moi car Je suis Amour ; Je suis un Père si Doux ; aie peur de Moi seulement si tu te rebelles contre Moi. Ah ! Vassula, Mes Mystères sont nombreux ; la plupart d'entre eux vous sont cachés. Vassula, écoute-Moi bien maintenant. Chaque prophétie annoncée sera réalisée ; chaque parole écrite dans les Ecritures sera accomplie. Je désire que tu dessines deux Cœurs ; oui, l'Un près de l'Autre ; unis, en fait ; entoure-Les d'une couronne d'épines. Oui, le Coeur Immaculé de Ma Mère est uni au Mien. Je désire de chacun de vous la dévotion que mérite Son Coeur Immaculé. Tu vois, Ma fille, comme Nos Cœurs Divins sont couverts d'épines par les hommes qui ne Nous montrent qu'ingratitudes, sacrilèges et manque d'amour : tel est l'ensemble de leurs péchés. Vassula, Moi, qui suis le Verbe, Je L'aime et Je La respecte. Je désire de vous que vous vous approchiez de Ma Mère et que vous L'honoriez comme Moi Je L'honore. Je désire que chaque genou fléchisse pour L'Honorer. Je désire que vous priiez le Rosaire et que vous saluiez votre Mère Sainte. Je veux que vous répariez vos péchés, en Lui demandant de vous enseigner. Sois vigilante, Ma fille, viens. Je t'ai révélé comme le Coeur de votre Mère est uni à Mon Coeur Divin, entourés d'une unique couronne d'épines. Je te rappelle Ma Présence. Je t'aime […] ».
Voici donc l’intégralité du message donné par Jésus à Vassula Ryden le 26 mars 1987 dont il est question ci-dessus, extrait du tome 1 de l’œuvre de « La vraie vie en Dieu », cahier 9, pages 100 à 104 :
Notre-Seigneur Jésus : « Réjouis-Moi, Vassula, et comprends que Moi Dieu, Je suis Un. Je voudrais tellement te montrer un peu plus de Ma Gloire. Mon enfant, sais-tu comment le Ciel a été créé ? ».
Vassula Ryden : « Par Toi, à travers Toi ».
Notre-Seigneur Jésus : « Oui, J'ai mesuré chaque largeur, hauteur et profondeur, et toutes dimensions sont parfaites. Chaque petite créature vivante vient de Moi et elle est vraiment Mienne. Toute vie vient de Moi, Mon Souffle est Vie.
Désires-tu apprendre davantage sur Mes Œuvres divines ? ».
Vassula Ryden : « Oui, Seigneur ».
Notre-Seigneur Jésus : « Alors faisons une promenade dans Ma Gloire ».
(Je me suis trouvée en Présence de Dieu, me promenant dans un jardin splendide, très coloré, inondé de lumière, mais pas d'un soleil normal. En marchant, j'ai aperçu une énorme boule de lumière affleurant l'horizon. C'était comme un grand soleil, mais on pouvait le regarder sans se brûler les yeux.)
Notre-Seigneur Jésus : « Comment te sens-tu, Ma fille ? ».
Vassula Ryden : « C'est merveilleux et si étrange ! ».
Notre-Seigneur Jésus : « Que vois-tu ? ».
Vassula Ryden : « Une sorte de soleil ».
Notre-Seigneur Jésus : « Oui, c'est Ma Sainte Demeure. Et que vois-tu autour de cette Lumière ? ».
(D'abord il me semblait voir des taches qui se déplaçaient autour de cette Lumière ; puis elles se sont avérées être toute une légion de petits anges qui l'encerclaient. Il y en avait des millions).
Notre-Seigneur Jésus : « Ce sont des chérubins qui encerclent Ma Gloire. Que vois-tu encore ? ».
Vassula Ryden : « Quelques marches qui conduisent à l'intérieur du "soleil" ? ».
Notre-Seigneur Jésus : « Entrons dans cette Lumière. Es-tu prête ? Enlève tes chaussures, car nous entrons sur un terrain sacré. Maintenant, nous sommes à l'intérieur de la Lumière ».
(En entrant, je pensais que je me trouverais dans une lumière éclatante ; mais non, tout était d'une reposante couleur bleue. Ce qui m'a frappée le plus, c'était le silence, un sentiment de paix et de sainteté. Nous étions à l'intérieur d'une sphère.)
Notre-Seigneur Jésus : « Oui, c'est une sphère ».
(La "paroi" qui nous entourait n'était pas vraiment une paroi, mais était constituée d'êtres vivants, c'était des anges, c'était tapissé d'anges. Le "plafond" formait comme une voûte constituée d'anges tous bleus. Il y en avait des millions, des milliards, collés les uns aux autres, c'était de grands anges, les uns au dessus des autres, formant une "paroi" compacte.)
Notre-Seigneur Jésus : « Mes séraphins gardent ce lieu saint et M'adorent sans cesse. Peux-tu les entendre ? ... Saint des Saints, Saint est notre Dieu le Très-Haut... ».
Vassula Ryden : « Combien y en a-t-il, Seigneur ? ».
Notre-Seigneur Jésus : « Des milliers, Mon enfant. Sais-tu qui est celui-ci, si beau, avec l'épée en or ? ».
Vassula Ryden : « Je ne sais pas ».
(J'en ai vu un qui différait des autres, car il avait un teint normal, des cheveux blonds jusqu'aux épaules, vêtu d'une longue robe étincelante et de la plus pure blancheur. Il tenait à la Main une très belle épée en or.)
Notre-Seigneur Jésus : « Vassula, l'épée est Ma Parole. Ma Parole est pure, Elle transperce et illumine ».
(Soudain, le "plafond" arrondi s'est ouvert comme une fleur)
Notre-Seigneur Jésus : « Regarde, petite, essaie de discerner. Je suis près de toi et Je t'aide. Maintenant, tu vas voir, au-dessus de toi, la Bataille Sainte qui est encore à venir. O Ma fille, regarde avec vigilance autour de toi et sache que le Mal existe. Vois-tu quelque chose ? ».
(Quand ce "plafond" s'est ouvert comme une fleur, j'ai vu tout d'abord des chevaux aux yeux noirs, veloutés et féroces. Ensuite l'image s'est éloignée et j'ai vu le déroulement d'une bataille).
Notre-Seigneur Jésus : « Mon Armée combattra Satan et ses suppôts, y compris tous ceux qui ont essayé de détruire Ma Loi. Rappelle-toi que Je suis l'Alpha et l'Oméga, le Premier et le Dernier ; Ma Parole est Eternelle. Maintenant que vois-tu ?
Vassula Ryden : « Un reptile, comme un grand serpent, qui a été désarçonné d'un cheval ».
Notre-Seigneur Jésus : « Ce dragon, sous la lance de Mon Saint, sera vaincu. Quand cela sera accompli, tous ses suppôts tomberont aussi. Vassula, Je vais maintenant te montrer Ma Cour de Jugement ».
(J'ai vu une grande salle vide. Tout à coup, j'ai vu un groupe d'âmes dans un coin. C'est le bruit de leurs chaînes qui a attiré mon attention. Ces âmes paraissaient hagardes au-delà de toute description, tachées de noir comme par du charbon. Elles ne nous ont pas vus et paraissaient étonnées de leur environnement.)
Notre-Seigneur Jésus : « Ecoute les trompettes ; ce sont Mes anges qui M'annoncent. Donne-Moi ta main, car tu es Ma petite visiteuse. Oui, tout ange tombe prosterné devant Moi. As-tu vu cette multitude d'âmes ? Elles viennent de sous terre (Du purgatoire le plus proche des portes de l'enfer). Ce sont des âmes tourmentées qui ont été délivrées ; elles étaient aux portes de Satan ».
Vassula Ryden : « Qui les a délivrées ? ».
Notre-Seigneur Jésus : « C'est Moi, par Mes Œuvres divines et par tous ceux qui réparent et M'aiment. Vois-tu pourquoi Je veux que tu M'aimes ? Plus tu M'aimes profondément, meilleures sont leurs chances d'échapper aux griffes de Mon ennemi. Veux-tu savoir ce qu'il adviendra de ces âmes ?
Vassula Ryden : « Oui, Seigneur, que deviendront-elles ? ».
Notre-Seigneur Jésus : « Laisse-Moi te le dire. Je les baptiserai de Mon Saint Esprit et Je les libérerai complètement, car tant qu'elles n'ont pas été baptisées par le Saint Esprit, elles ne pourront pas partager Mon Royaume ».
Vassula Ryden : « Veux-Tu dire que ces âmes n'étaient pas baptisées ? ».
Notre-Seigneur Jésus : « Non, elles ne l'étaient pas ».
Vassula Ryden : « Et elles le voudraient maintenant ? ».
Notre-Seigneur Jésus : « Oui, elles le veulent. Viens, Je vais t'expliquer ; asseyons-nous. Ce que tu as vu n'était qu'une image. Elles n'étaient pas vraiment dans Ma salle. Les âmes ne sont jugées qu'à la Fin ».
Vassula Ryden : « Si ces âmes n'étaient pas dans Ta salle, où étaient-elles alors ? ».
Notre-Seigneur Jésus : « Ces âmes étaient dans l'Hadès. Etant dans l'Hadès, elles sont impuissantes. Lorsque vous Me choisissez et désirez Me suivre, vous êtes sauvés, mais si vous refusez de Me reconnaître, à cause de votre obstination, vous tomberez. Là où vous irez, ce sera un martyr sans fin. Je dois vous avertir tous, non que cela n'a pas été dit auparavant, mais quiconque blasphème le Saint Esprit, ne sera jamais pardonné, car telle est Ma Loi. Baisse les yeux devant Moi, Mon enfant.
(J'ai baissé les yeux.) ».
Notre-Seigneur Jésus : « Laisse-Moi te bénir, Je pardonne tes péchés. Répète ces paroles :
Que le Seigneur et Dieu Tout-Puissant soit Béni, que Son Royaume règne en Eternelle Gloire,
que Son Saint Nom soit glorifié, que Sa Parole pénètre et repose dans chaque coeur. Amen.
Vassula, n'en fais pas davantage aujourd'hui, repose-toi. Demain, Je dicterai Mon message (Soudain, j'ai senti Dieu rempli d'amertume) au sujet de ceux qui Me représentent sans Me donner assez d'amour et sans puiser dans Mon Amour Infini. Ma fille, viens, tiens-Moi compagnie. J'ai besoin de Me reposer, rapproche-toi de Moi, partage Ma douleur.
Vassula Ryden : « Mon Dieu, je ferai ce que Tu voudras, mais n'oublie pas qu'il y en a aussi beaucoup qui T'aiment profondément et n'oublie pas leurs sacrifices qui démontrent l'amour qu'ils ont pour Toi ».
Notre-Seigneur Jésus : « Oui, ils soulagent Mes chagrins et adoucissent Mes Plaies, mais J'ai besoin d'un plus grand nombre d'âmes comme celles-ci, prêtes à réparer et à diffuser Mon Amour Infini et à l'étendre comme la brume. Je désire qu'ils ouvrent leur cœur et Me reçoivent. Je remplirai leurs cœurs de Mon Amour et quand leur cœur débordera d'amour, ils pourront répandre cet amour et nourrir Mes agneaux. Bien-aimée, veux-tu Me laisser reposer en toi ? ».
Vassula Ryden : « Oui, mon Dieu ».
Notre-Seigneur Jésus : « Veux-tu te reposer en Moi ? ».
Vassula Ryden : « Oui, mon Dieu, je le ferai.
Notre-Seigneur Jésus : « Alors viens, Je t'aime ».
Vassula Ryden : « Je T'aime aussi, mon Dieu ».
- La Consécration au Cœur Immaculé
Exactement un an jour pour jour après l’attentat du 13 mai 1981 perpétré sur la place Saint-Pierre de Rome, le Pape Jean-Paul II, comme nous le savons, s’est rendu à Fatima pour remercier la Vierge Marie qui selon ses paroles « avait dévié la balle ». Il fît placer cette dernière dans la couronne de la statue de Notre-Dame de Fatima, à l’endroit même où la Vierge était apparue.
Dans son homélie intitulée « La maternité spirituelle de Marie »,prononcée le 13 mai 1982 à Fatima, extrait de l’ouvrage « Mater Divinae Gratiae » page 158 à 166, le Saint Père Jean-Paul II développe longuement sur la thème de la Consécration au Cœur Immaculé de Marie, dont voici quelques passages les plus significatifs :
« Lorsque Jésus dit sur la croix : "Femme, voici ton fils" (Cf. Jn 19,26), il ouvrit d’une manière nouvelle le cœur de sa Mère, le Cœur Immaculé, et il lui révéla la nouvelle dimension de l’amour, et la nouvelle portée de l’amour auquel elle était appelée dans l’Esprit-Saint par la force du sacrifice de la croix […].
Le Cœur Immaculé de Marie, ouvert par la parole : "Femme, voici ton fils" rencontre spirituellement le cœur de son Fils ouvert par l’amour même pour l’homme et le monde, s’offrant lui-même pour eux sur la croix, jusqu’au coup de lance du soldat.
Confier le monde au Cœur Immaculé de Marie signifie nous approcher, grâce à l’intercession de la Mère, de la source même de la vie qui a jaillit au Golgotha. Cette source jaillit sans interruption avec la rédemption et avec la grâce. Elle est en permanence source de vie nouvelle et de sainteté.
Confier le monde au Cœur Immaculé de Marie signifie revenir au pied de la croix du Fils. Plus encore cela veurt dire confier le monde au Cœur transpercé du sauveur, le faire remonter à la source même de sa rédemption. La rédemption dépasse toujours le péché de l’homme et le "péché du monde". La puissance de la rédemption est infiniment supérieure à toutes les possibilités de mal qui se trouvent dans l’homme et dans le monde.
Le Cœur de la Mère, comme aucun autre dans tout l’univers, visible et invisible, en est bien conscient.
C’est pour cela qu’il appelle. Il n’appelle pas seulement à la conversion, il nous appelle à nous faire aider par elle, la Mère, pour revenir vers la source de la rédemption.
Se remettre entre les mains de Marie signifie se faire aider par elle pour nous offrir, nous-mêmes et à l’humanité, à Celui qui est Saint, infiniment Saint, se faire aider par elle - en ayant recours à son Cœur de Mère qui, au pied de la croix, s’est ouvert à l’amour pour tout homme, pour le monde entier - afin d’offrir le monde et l’homme, et l’humanité et toutes les nations, à Celui qui est infiniment Saint. La sainteté de Dieu a été manifestée dans la rédemption de l’homme, du monde, de l’humanité entière, des nations, rédemption qui s’est accomplie par le Sacrifice de la croix. "Pour eux, je me consacre moi-même" avait dit Jésus (Cf. Jn 17,19).
Par la puissance de la rédemption le monde et l’homme ont été consacrés. Ils ont été offerts et confiés à l’amour même, à l’amour miséricordieux.
La Mère du Christ nous appelle et nous invite à nous unir à l’Eglise du Dieu vivant dans cette consécration du monde, dans cet acte d’offrande par lequel le monde, l’humanité, les nations, tous et chacun des hommes sont présentés au Père éternel avec la puissance de la rédemption du Christ. Ils sont offerts dans le Cœur du Rédempteur transpercé sur la croix.
La Mère du Rédempteur nous appelle, nous invite et nous aide à nous unir à cette consécration, à cet acte d’offrande du monde. Alors, en effet, nous nous trouverons le plus près possible du Cœur du Christ transpercé sur la croix… ».
5.3.1.5 Marie Reine de l'Univers et des âmes du Purgatoire - Heede en Allemagne (1937-1940)
Heede est un village de l’Allemagne du Nord en Westphalie (diocèse d’Osnabruck), dans la province de Hanovre, près de la frontière hollandaise.
Du 1 er novembre 1937 au 3 novembre 1940, la Sainte Vierge y apparut une centaine de fois à quatre fillettes : Maria Ganseforth, 13 ans, et sa sœur Grete, 11 ans (stigmatisée au printemps 1939, décédée le 27 janvier 1996), Anni Schulte, 15 ans, et Susanne Bruns (décédée le 22 septembre 1994).
La Gestapo intervient. Les fillettes furent mises dans un asile d’aliénés pendant quelques semaines, puis relâchées.
La Sainte Vierge recommanda aux enfants de prier beaucoup pour la conversion des pécheurs.
On avait presque oublié ces apparitions, quand en, 1945, Notre Seigneur se montra à l’une des quatre voyantes. Il lui dit : « Les hommes n’ont pas écouté ma Très Sainte Mère lorsqu’elle apparaissait à Fatima et les exhortait à a pénitence. Maintenant je viens Moi-même en dernière heure pour avertit et exhorter les hommes. Les temps sont graves. Les hommes doivent faire pénitence, se détourner de tout cœur de leurs péchés ; ils doivent prier, afin d’apaiser la colère de Dieu. Surtout le Rosaire doit être beaucoup récité. Cette prière est puissante auprès de Dieu. Il faut restreindre les plaisirs et les divertissements ». Heede est devenu un lieu de pèlerinage très fréquenté.
Dans son ouvrage « Marie annonce la fin des temps », F. Sanchez-Ventura y Pascual précise que notre Seigneur « reviens sept fois au moins sur sa venue prochaine », pages 38 et 39 :
- « Le temps de mon retour approche. La terre tremblera et frémira. Ce sera terrible. Un avant-goût du Jugement Dernier. Mais vous autres, n’éprouvez aucune crainte, car Je suis avec vous ».
- « Les Anges justiciers sont déjà répandus à travers le monde. Les âmes me reconnaîtront comme leur Dieu. J’arrive. Je suis à la porte ».
- « Il se prépare des évènements grandioses. Ce qui arrivera sera terrible et n’aura jamais encore été vu depuis le commencement du monde. Je viendrai Moi-même, en Personne et je manifesterai ma Puissance ».
- « Ma fille, Je viendrai bientôt, très bientôt. Ce qui se passera d’ici peu dépassera de loin tout ce qui est arrivé jusqu’ici. La Mère de Dieu et les anges interviendront ».
- « Moi-même Je viendrai et avec Moi viendra la paix, J’édifierai mon Royaume avec un petit nombre d’élus. Ce royaume apparaîtra soudainement, plus tôt qu’on ne le pense. Je ferai resplendir ma lumière, une lumière de bénédiction pour les uns, et qui pour d’autres apparaîtra ténèbres. L’humanité connaîtra en même temps mon Amour et ma Puissance et Je manifesterai ma Justice et ma Miséricorde ».
- « Mes enfants aimés, l’heure approche. Priez sans cesse et vous ne serez pas confondus. Je rassemble mes élus. Ils arriveront en même temps de tous les points du monde et Me glorifieront. Je viens. Bienheureux ceux qui seront prêts. Bienheureux ceux qui m’écoutent ».
5.3.1.6 Notre-Dame du Très Saint Rosaire - Kérizinen en France (1938-1965)
De l’ouvrage « Kérizinen, messages du Christ et de la Sainte Vierge, 1938-1965 », par Jeanne-Louise Ramonet, témoin des apparitions :
- intégralité du message de la 30 ième apparition donné le 5 mars 1955 (premier samedi du mois), page 48 :
Jeanne-Louise : « La Sainte Vierge pleure de nouveau. Un tableau se forme au-dessous d'Elle, représentant le monde dans l'indifférence et les châtiments qui frappent ».
La Très Sainte Vierge Marie : « Je souffre de l'indifférence des hommes. Mon Cœur saigne des offenses, surtout impures, faites à mon divin Fils, aussi l'heure de la Justice Divine ne peut tarder à sonner. Mais, Chrétiens, courage, le Règne de Dieu est proche. Il s'ouvrira par un fait aussi éclatant qu'inattendu. Dieu se plaira à confondre l'orgueil des impies. Il brisera les obstacles et renversera les projets de ceux qui empêchent la lumière de se faire.
Mais pour hâter ce règne de Dieu, ce triomphe de l'Eglise, va et dis aux prêtres de bâtir ici une chapelle, (1) d'y célébrer le Saint Sacrifice de la Messe avec Communion Réparatrice pour outrages impurs. Ils y trouveront forces et grâces d'état. Les âmes justes s'y sanctifieront, les pécheurs s'y convertiront et ainsi le Monde en sera renouvelé et pacifié.
Et la France, cette nation de lumière, une fois sa dette payée sera sauvée par des moyens en dehors de toute connaissance humaine et récompensée par une abondance de grâces et de bénédictions ; et toutes ces puissances qui, à ses côtés, auront combattu avec tant de courage et d'intrépidité, recevront cette belle récompense de prendre place au sein de l'Eglise Romaine et Catholique qui sortira elle-même renouvelée et rajeunie de ce baptême de sang ; car à la place de ces trônes impies, s'élèveront deux trônes glorieux, celui du Cœur Sacré de Jésus et celui de mon Cœur Immaculé. Et ainsi le nom de Dieu sera glorifié par toute la terre. Car plus le Monde aura été hostile au surnaturel, plus merveilleux et extraordinaires seront les faits qui confondront cette négation du surnaturel ».
Note :
(1) : Comme Notre-Dame du Très Saint Rosaire l’avait demandé déjà le 6 août 1949.
- extrait du message de la 42 ième apparition donné le 13 octobre 1958, page 78 :
Le Christ : « Ma fille, fais connaître aux hommes que mon Règne est très proche, Je régnerai en Maître malgré mes ennemis, mais Je régnerai avec et par ma Mère. Tiens ton cœur intimement uni à son Cœur déchiré et compatissant, il est Chemin Royal conduisant à mon Cœur, océan de Miséricorde, dont les flots actuellement se déversent avec tant d'abondance pour la purification et le salut pacifique de l'Humanité ».
5.3.1.7 La Dame de tous les peuples - Amsterdam au Pays-Bas (1945-1959)
De l’ouvrage « Les messages de la Dame de tous les peuples » :
- extrait du 42 ième message donné le 15 juin 1952, pages 117 et 118 :
Dans la concorde
« Que le clergé régulier et le clergé séculier fassent œuvre commune. Dans d’autres affaires aussi, ils devront se rapprocher. Après tout, vous êtes tous les apôtres du Maître. Cherchez à vous entendre. Si les apôtres ont des avis partagés, comment les peuples pourraient-ils être un ? Je prie l’Église de Rome et je lui demande : combattez donc, en ce temps, dans la concorde, pour l’unique Vrai, le Seigneur et Créateur de ce monde, le Père, le Fils et le Saint Esprit ! Ce temps, c’est le temps du Saint Esprit. Demandez donc tous au Saint Esprit d’apporter le vrai Esprit sur le monde. Le monde est en état de corruption. Les grands de ce monde recherchent le pouvoir. Les grands de ce monde ne pensent que dans une perspective matérialiste. Les gens sont dispersés et envoyés dans la mauvaise direction ». La Dame indique maintenant le globe. Je vois que la confusion et l’agitation règnent parmi les peuples. La Dame dit : « Regarde donc tous ces pays. Nulle part ne règne l’unité, nulle part la paix, nulle part la quiétude pour les peuples. Tout n’est que tension, tout n’est que peur ! Le Seigneur Jésus-Christ le permet. Son temps va venir. D’abord, il y aura un temps troublé. Humanisme, paganisme, athées, serpents, eux vont d’abord essayer de régner sur ce monde ».
- extrait du 51 ième message donné le 4 avril 1954, pages 145 à 152 :
Le Royaume de Dieu
« Lorsque vous engagerez des démarches pour demander le dogme au Saint-Père, la Dame tiendra sa promesse et la vraie paix se fera. La vraie paix, peuples, c’est le Royaume de Dieu. Le Royaume de Dieu est plus proche que jamais, comprenez bien ces paroles !
C’est réellement et véritablement la Mère, la Dame de tous les Peuples, qui vous dit cela. Mes exhortations : n’écoutez pas de faux prophètes ; écoutez uniquement vos pasteurs catholiques, vos ministres protestants, la voix de votre conscience… un Être Supérieur. Cela, je le dis pour ceux qui n’adhèrent pas à la vraie Église. La Dame lève maintenant le doigt et dit avec autorité : Vous, gens de l’Église de Rome, prenez donc conscience du bonheur, du grand bonheur qui est le vôtre ! Comprenez donc ce que cela veut dire, appartenir à l’Église de Rome. Êtes-vous certains d’agir dans ce sens ? »
Une parole de réconfort
« Votre Mère va vous dire une parole de réconfort. Quand viendra le temps du Seigneur Jésus-Christ, vous remarquerez que les faux prophètes, la guerre, la discorde, les divisions disparaîtront. Or, ce temps commence. C’est la Dame de tous les Peuples qui vous le dit ». La Dame disparaît alors lentement ».
Vous êtes responsables
« J’ai dit : elle reviendra. Elle parlera à ses apôtres. Mais c’est d’abord à vous, peuples, que parle la Dame. Aidez vos apôtres ; ne leur rendez pas la tâche si dure. Ramenez vos enfants au Seigneur, consacrez-les Lui. Apôtres du Seigneur Jésus-Christ, votre Dame vous comprend, votre Dame vous aidera dans toutes les difficultés, votre Dame vous assistera. Présentez donc en son nom vos demandes au Père, au Fils et au Saint Esprit qui maintenant plus que jamais va venir. J’ai dit : le Royaume de Dieu est plus proche que jamais. Peuples, savez-vous bien ce que cela va signifier ? Savez-vous bien, peuples, que vous êtes responsables ? Vous, les grands de ce monde, ne dupez pas vos enfants, ne dupez pas les plus petits d’entre les miens. Vous êtes responsables en face de votre Seigneur Jésus-Christ ». Et la Dame répète avec autorité : « Vous êtes responsables ! ».
Note de l’éditeur : « Dans son encyclique Ad Cæli Reginam du 11 octobre 1954, le Pape Pie XII a donné officiellement à Marie le titre de « Reine du Ciel et de la Terre ». La solennité de cette fête a été fixée au 31 mai, jour où on célébrait déjà, dans divers diocèses, la fête de Marie Médiatrice de toutes les Grâces. La fête de Marie Reine a été de ce fait déplacée au 22 août par un décret du 21 mars 1969. On a déplacé en même temps la fête de la Visitation du 2 juillet au 31 mai ».
5.3.1.8 Notre-Dame du Carmel - Saint Sébastien de Garabandal en Espagne (1961-1965)
Le documentaire est ici sous sa forme complète.
Les apparitions de Garabandal sont les apparitions de l'archange Saint Michel et de la Vierge Marie qui ont eu lieu de 1961 à 1965 à quatre jeunes écolières dans le village rural de San Sebastián de Garabandal dans la chaîne de montagnes Peña Sagra dans la communauté autonome de Cantabrie dans nord de l'Espagne.
Les nombreuses apparitions aux fillettes, ont attiré des foules immenses, et une grande partie a été filmés ou photographiés, par des milliers de témoins.
1°) Pour aider le discernement des fidèles
Bien que les apparitions de Saint Sébastien de Garabandal ne soient pas encore reconnues, il faut savoir, qu’elles n’ont jamais été condamnées en tant que telles par l’Eglise, contrairement à ce que l’on pourrait penser. Voici en ce sens un extrait de la note du 8 juillet 1965 de Mgr Eugenio Beitia Aldazabal, évêque de Santander, comme présenté page 47 du « Journal de Conchita » :
« Nous faisons remarquer que nous n'avons trouvé aucun motif de censure ecclésiastique portant à condamnation, ni dans la doctrine, ni dans les recommandations spirituelles que l'on a divulguées à l'occasion des Faits de Garabandal, en tant qu'adressées à des fidèles chrétiens ; d'autant plus qu'elles contiennent une exhortation à la prière et au sacrifice, à la dévotion eucharistique, au culte de Notre Dame sous des formes traditionnellement louables, et à la sainte crainte de Dieu offensé par nos péchés. Elles rappellent simplement la doctrine ordinaire de l'Église en cette matière. Nous admettons la bonne foi et la ferveur religieuse des personnes qui accourent à Saint Sébastien de Garabandal, et qui méritent le plus profond respect... »
Un avis de non reconnaissance de faits surnaturels a donc seulement été prononcé de 1962 à 1970 par les évêques de Santander.
En complément, voici d’autres interventions qu’il convient de relever. Tout d’abord, dans la deuxième partie de l’édition du « Journal de Conchita » en ma possession, intitulée « Jalons dans la suite des apparitions » nous pouvons lire à la note ‘3’ de la page 111 : « Convoquée par le Saint-Office [aujourd’hui Congrégation pour la Doctrine de la Foi], Conchita s’était rendue à Rome en janvier 1966 ; elle était accompagné de sa mère et d’un prêtre espagnol, D. Luis Luna. Le résumé de ce voyage sera court, étant donnée la discrétion imposée à la jeune fille et à sa mère. L’impression générale de Conchita sur « l’ambiance » de ce voyage fut excellente ».
Voici en ce sens un extrait d’une lettre datée du 31 janvier 1966 écrite par Conchita à son retour en Espagne (également présenté à la note ‘3’ de la page 111) :
« Le voyage à Rome a été très bien, on ne peut mieux, mais on m’a interdit de dire quoi que se soit là-dessus. Il n’y a donc qu’à obéir, et Dieu fera le reste. On a été très aimable avec moi ».
D’autre part, au cours d’une conversation, Conchita a affirmé avoir été recue par le Cardinal Ottaviani avec une aménité comme elle n’en avait rencontré chez aucun des ecclésiastiques qui l’avaient interrogée jusqu’à cette date.
L’entrevue avec le Cardinal s’est prolongée pendant deux heures trente, et Conchita en est sortie très contente. Par ailleurs, on sait que le Pape Paul VI lors de audience publique [du 13 janvier 1966] a donné à la jeune fille une bénédiction en ces termes :
"Conchita, je te bénis, toi et ta famille. Et avec Moi, toute l’Eglise te bénit ".
C’est également ce qui affirmé à la page 41 de l’ouvrage « Garabandal - Le dernier espoir » où l’on peut lire qu’en 1975, lors de son voyage à Rome, Conchita s’entendit dire par le Cardinal Ottaviani, pro prefet du Saint Office (aujourd’hui Congrégation pour la Doctrine de la Foi) de :
"Beaucoup prier pour cette importante affaire qu’est Garabandal pour l’Eglise".
Ce Cardinal est mort en 1979.
En mai 1976, Don Valentin, curé de Cosio, se rendit à Rome une nouvelle fois, pour plaider la cause. La Cardinal Seper lui aurait dit :
"Garabandal est la plus belle chose qui soit ! ".
Une enquête a été effectuée en 1988, et les conclusions ont été remises au Saint Siège. Contrairement à ce que certains prétendent, il faut savoir que les apparitions de Notre Dame du Mont Carmel aux quatre petites fillettes de San Sébastian de Garabandal n’ont jamais été condamnées par l’Eglise.
En 1991, l’interdiction faîte aux ecclésiastiques de se rendre et de célébrer la messe au village a été levée ».
Pour autant il n’y a eu jusqu’à ce jour aucune reconnaissance officielle du caractère surnaturel des apparitions, suite aux premières conclusions de la commission d’enquête.
- Garabandal dans les écrits de Vassula Ryden
Voici ici résumé un bref aperçu de ce que Notre-Seigneur confie à Vassula au sujet des apparitions de Garabandal :
4 septembre 1987 : « Ma fille, écris le mot "Garabandal" ».
5 septembre 1987 : « Les apparitions de Garabandal sont authentiques [...]. Je Me suis manifesté à travers toi pour lever ce doute sur Garabandal. Les apparitions de Garabandal sont authentiques et Mes enfants ont vraiment vu Ma Mère et entendu Ses messages [...]. Ceux qui se dressent contre les apparitions et les messages de Garabandal sont ceux qui Me blessent. Ils sont les épines de Mon Corps ».
6 septembre 1987 : « Rassemble Mes bien-aimés de Garabandal ».
9 septembre 1987 : « Moi le Seigneur, Je bénis Mes enfants de Garabandal ».
10 septembre 1987 : « Garabandal est la suite des Miracles ».
17 septembre 1987 : « Lui demanderas-tu de te guider dans ta recherche de Mes enfants de Garabandal ? »
20 septembre 1987 : « Les apparitions de Moi-Même et de Ma Mère à Garabandal devraient être authentifiées [...]. Je désire que le Saint-Siège M'honore en bénissant ces lieux Sacrés. Je n'entends pas seulement Lourdes et Fatima, J'entends aussi Garabandal. Je viens glorifier les apparitions de Garabandal ».
21 septembre 1987 : « Diffuse Mes Paroles : " Moi le Seigneur, Je bénis Mes enfants de Garabandal" ».
23 septembre 1987 : « Je suis Sainte Marie. Je suis aussi ta Mère. Sanctifie Garabandal ».
24 septembre 1987 : « Je suis apparue à Mes enfants de Garabandal. Je leur ai permis de Me voir et de M'entendre. Je leur suis apparue et elles le savent ».
25 septembre 1987 : « Diffuse Mes Paroles qui sont : " Moi le Seigneur, Je bénis Mes enfants de Garabandal, Je les aime " ».
28 septembre 1987 : « Ensemble, toi et Moi nous sanctifierons Garabandal, car Saint est ce lieu, puisque Ma Mère et Moi y sommes apparus ».
13 octobre 1987 : « Diffuse Mes Paroles : "Moi le Seigneur, Je bénis Mes enfants de Garabandal" ».
27 octobre 1987 : « Je désire, et ce désir vient du plus profond de Mon Coeur, que les apparitions de Garabandal soient sanctifiées et honorées par le Saint-Siège ».
1 er décembre 1987 : « Je vais leur rappeler l'urgence du Message de Garabandal [...]. Garabandal est la suite de Fatima ! Ne répétez pas vos erreurs... ».
2 décembre 1987 : « Le Message de Garabandal est authentique et devrait être diffusé et honoré. Sanctifiez Garabandal. Ne pouvez-vous pas voir ni comprendre que vos erreurs sont en train d'être répétées ? Vous êtes en train de répéter vos erreurs de Fatima ».
4 décembre 1987: « Je suis apparue à Garabandal en donnant Mon Message. Mon Message n'a pas été diffusé convenablement. Beaucoup d'âmes sacerdotales ont nié Mes apparitions [...]. J'ai promis que Je confirmerai Mes apparitions de Garabandal ».
12 décembre 1987 : « "La confusion de Garabandal a été donnée comme une similitude", pour montrer combien Mon Eglise d'aujourd'hui est confuse. Elle règne dans la confusion ».
19 décembre 1987 : « Garabandal est la suite de Fatima... ».
26 décembre 1987 : « Le sanctuaire de Fatima appelle à la sanctification de Garabandal [...]. Pourquoi répéter vos erreurs ? Bien-aimés, pourquoi toutes ces attaques venimeuses contre le Message de Garabandal [...]. L'opposition de Mes âmes sacerdotales envers les apparitions et le Message de Garabandal sont toutes des manoeuvres de Satan. Une fois de plus, comme à Fatima, il essaie d'empêcher Mon Message de devenir universel ».
28 décembre 1987 : « Bienheureux ceux qui prieront le Rosaire le jour de la sanctification de Garabandal ».
18 janvier 1988 : « Le sanctuaire de Fatima pleure amèrement des abus et des rejets de Garabandal. Mon Ame est à nouveau dans une profonde douleur, la même douleur que J'ai eue à Fatima. [...] Mon Message à Fatima a été ignoré , et ils n'ont accepté Mon Message que lorsqu'il était trop tard ».
26 janvier 1988 : « De même que Je suis apparue à Lourdes et à Fatima, Je suis pareillement apparue à Garabandal, donnant un Message semblable. Garabandal est la suite du Message de Fatima. Mais, une fois de plus, Satan a jeté de la poussière dans les yeux des autorités ecclésiastiques pour les embrouiller [...]. Je suis blessée par l'erreur répétée que commettent les autorités ecclésiastiques en rejetant Mon message de Garabandal. Garabandal est l'amplification du message de Fatima ».
30 janvier 1988 : « Mon Message à Garabandal a été ignoré. Que Mon fils bien-aimé Jean-Paul vienne à Moi... ».
27 avril 1988 : « Garabandal ne sera pas enseveli. Les grâces de Garabandal revivront ! ».
5 février 1989 : « Je serai Celui qui bénira Mes enfants de Garabandal ».
Message suivant du Jeudi Saint lorsque Vassula est sur le chemin de Garabandal de San Sebastian en Espagne :
24 mars 1989 : « Je t'ai conduite jusqu'à Garabandal pour accomplir Mon désir. Je t'ai demandé de sanctifier Garabandal ».
18 juillet 1991 : « Rencontre à New York avec Conchita, voyante de Garabandal : Avant même que tu sois née, Je l'avais projeté et maintenant Je le réalise. Je t'envoie à Mes enfants [...]. Bénis Mes chers enfants de Garabandal ».
- Garabandal dans les écrits de Françoise
Dans le livret intitulé « Jésus-Christ révèle aux siens ce qu’est la franc-maçonnerie » voici un court extrait du message donné par Jésus à Françoise le 6 octobre 1997, page 54 :
« La principale attaque de Satan – à travers les prêtres – est contre Marie ; car Marie sauve et protège…Satan la hait ; aussi, il pousse Mes âmes sacerdotales au rejet des manifestations de l’Esprit-Saint en Marie, dans ses apparitions par exemple. Mais Marie est bien là, à Medjugorje, comme à Garabandal, à Fatima, et en bien d’autres lieux encore.
Non content de détrôner Marie, Satan pervertit les âmes au point quelles ne croient plus à Mon intrusion dans le monde au travers d’âmes de petits comme toi, dans des charismes merveilleux et surnaturels. L’Eglise condamne l’Esprit Saint , auquel elle interdit de parler… ».
- Garabandal dans les écrits de Débora
De l’ouvrage « Manduria » :
- extrait du message donné le 15 août 1996, page 170 :
La Vierge de l’Eucharistie : « Ma fille, en ce lieu [Garabandal] j’ai manifesté avec surabondance toute maternité. C’est de ce lieu, perdu entre les montagnes, que par des petits cœurs j’ai annoncé le jour du début des douleurs, mais aussi de la joie que mon Fils apportera en imprimant son Signe, qui restera. Et aussi, sans les toucher, il apportera dans les cœurs joie et consolation […]. Le jour du miracle sera un grand évènement : beaucoup retrouveront la santé du corps et de l’âme. Ce miracle marquera un véritable renouveau pour tout ».
- La lettre de Padre Pio à Conchita
En complément de cette section, voici la lettre que le Padre Pio écrivît en 1962 aux quatre petites voyantes de Garabandal, figurant intégralement à la page 215 et 216 de l’ouvrage de Pierre Liogier D’Ardhuy intitulé « Voici la fin des temps » :
« Chères petites : ce matin à neuf heures la Sainte Vierge m’a demandé de vous dire : « O petites filles bénies de Saint Sébastien de Garabandal ! Je vous promets que je serai avec vous jusqu’à la fin des siècles, et vous serez avec moi à la fin du monde. Puis vous serez réunies avec moi dans la gloire du Paradis. Je vous envoie une copie du chapelet de Fatima que la Vierge m’a demandé de vous envoyer. Ce chapelet a été dicté par la Sainte Vierge et doit être propagé pour le salut des pécheurs et pour la préservation de l’humanité des pires châtiments par lesquels le Bon Dieu nous menace. Je ne vous donne qu’un conseil : Priez et faites prier, car le monde est au bord dela pedition. On ne vous croit pas, on ne croit pas vos conversations avec la Vierge…On croira quand il sera trop tard ».
Bien entendu, je me suis attaché à vérifier l’authenticité de cette lettre, et dans le même temps recueillir d’autres informations s’y rattachant.
F. Sanchez-Ventura y Pascual fait référence à cette lettre de Padre Pio dans son ouvrage intitulé « La Vierge est-elle apparue à Garabandal ? » au chapitre 10 « témoignages divers » § 52, page 129 dont voici l’extrait le plus significatif :
« Quelques Espagnols ont demandé au Padre Pio s’il croyait à la vérité des apparitions de Garabandal et ils assurent que le père capucin à répondu de son ton sévère habituel : « Vous me le demandez encore ? Combien d’apparitions vous faut-il donc, alors qu’elles ont lieu déjà depuis huit mois ? ».
Le 3 mars 1962, Conchita reçoit une lettre écrite en italien à la machine, non signée, ne portant sur l’enveloppe aucune adresse d’expéditeur, mais seulement un cachet d’oblitération maculé et illisible. La lettre, où les enfants sont appelées « les petites filles bénies de Saint-Sébastien de Garabandal » affirme comme réelles leurs visions de la Sainte Vierge [puisqu’ elle] se termine par ces mots : « Je vous donne seulement un conseil : Priez et faites prier, car le monde entre en perdition. On ne vous croit pas et on ne croit vos colloques avec la Dame Blanche ; on y croira quand il sera trop tard ».
Conchita a demandé à la Sainte Vierge de qui est cette lettre et la Vision lui assure qu’il s’agit du Padre Pio. La Sainte Vierge donne à Conchita les détails dont elle a besoin pour y répondre, ce qu’elle fait ».
La teneur du texte est donc identique entre les deux sources, en prenant légitimement en compte les quelques variantes possibles de traduction de l’Espagnol au Français.
Comme la Vierge le précise Elle-même la lettre provient bien du Padre Pio, mais a semble t’il été frappée par le Père Pellegrino (Cf. en annexe au § 11.2 l’intégralité de l’interview de Conchita de février 1975).
2°) Brève introduction et présentation des apparitions de Saint Sébastien de Garabandal
Une très bonne description de la situation géographique permettant de bien situer Saint Sébastien de Garabandal ainsi que le contexte des apparitions, nous est donnée à la 63 de l’ouvrage de F. Sanchez-Ventura Y Pascual « La Vierge est-elle apparue à Garabandal ? ». En voici un passage que je retranscrits ici, notamment afin que le lecteur ait une juste idée de ce qu’était le petit village au temps des apparitions. Il faut donc bien avoir à l’esprit que le texte suivant à été écrit en 1964, et que par conséquent certaines affirmations sont aujourd’hui à corriger, notamment en ce qui concerne la description du village et de sa population : « Saint-Sébastien de Garabandal est un petit village, groupant à peine soixante-dix familles, situé au flanc de la chaîne cantabrique, à six cents mètres d’altitude. Pour l’atteindre, il faut grimper un raidillon qui par de Cosio, terminus de la route [en 1964]. Garabandal appartient à la Province de Santander, et se trouve à quatre-vingt-dix kilomètres de la ville du même nom. Les maisons sont typiquement régionales et les rues, étroites, pierreuses, souvent boueuses, offrent un aspect pitoresque. L’ambiance du village est calme, le silence surprenant, la paix profonde.
C’est la qu’ignorés du monde vivent quatre petites filles, d’humbles familles : Mary-Loli, Conchita, Jacinta et Mary-Cruz. Trois d’entres elles s’appellent Gonzales, sans être parentes ; le nom de famille de la quatrième est Mazon.
Le 18 juin 1961, Mary-Cruz a onze ans, les trois autres douze.
Ce jour-là, un dimanche, Don Valentin Marichalar, curé de Cosio, est monté au village, comme tous les jours d’obligation, pour y célébrer la messe. Après l‘office les villageois se réunissent sur la place et les enfants jouent. Jeux ou conversations sont simples comme le village lui-même, où il n’y a ni bars, ni cafés, ni distractions. Les adultes parlent des troupeaux, des pluies et de l’état des pâturages.
Mais, en cet après-midi du 18 juin, Conchita glisse à l’oreille de Mary-Cruz une drôle d’idée. Elle lui propose, pour se distraire, de s’écarter de la place, de sauter la clôture d’un verger pour y cueillir des pommes. Le pommier, un bel arbre propriété du Maître d’école, est tout près de la petite clôture, à deux pas du chemin qui conduit aux « Pins »… ».
Ce chemin, appelé la « Calleja » qui conduit aux « Pins » est donc le lieu où ont eu lieu de nombreuses apparitions, dont la première le dimanche 18 juin 1961.
Ce jour là, alors que les fillettes étaient en train de manger les pommes de l’arbre du Maître d’école, elles entendirent comme un coup de tonnerre vers 8 heures et demie du soir. C’est alors que très furtivement elles virent un Ange, qui après un court instant de silence empreint de contemplation disparût subitement sans qu’il y ait un seul échange.
Reportons-nous maintenant pour l’essentiel aux pages 375 et 376 du « Dictionnaires des Apparitions » où figure l’article « Garabandal » afin de donner une synthèse des faits surnaturels survenus entre 1961 et 1965, avec quelques emprunts au « Journal de Conchita », qui lorsque c’est le cas, le numéro de la page d’où le texte est extrait sera spécifiquement mentionné entre parenthèse.
A ce niveau du récit des apparitions nous est précisé que l’Ange avait « l’aspect d’un garçon de neuf ou dix ans, vêtu de bleu, les cheveux noirs, avec des « ailes de feu » […] Une personne très belle entourée de beaucoup de lumière qui ne faisait pas mal aux yeux », précise Conchita.
Le lendemain, vers vingt-deux heures, chacune des quatre fillettes entend : « Ne craignez pas ! Vous me reverrez ! ».
Le 20 juin 1961, les fillettes se rendent à la « Calleja » mais ne voient pas l’Ange. Après avoir dit le chapelet, Conchita précisera : « au moment où nous nous relevions, nous avons vu une lumière très resplendissante qui nous cachait les unes des autres. Nous étions tout éblouies par cette lumière, aussi nous nous sommes misent à crier car nous étions épouvantées, mais déjà cette lumière resplendissante avait disparu » (Page 30 du Journal).
« Le lendemain [21 juin 1961], elles « voient comme une lumière rouge feu » : dans cette lumière, un œil au centre d’un triangle, avec des lettres de type oriental
3°) Les grands signes et évènements attendus pour notre temps prédits à Garabandal
Tous les faits relatés dans cette section proviennent du « Journal de Conchita » écrit originellement en langue espagnole, traduit par la suite en langue française. Il est intéressant, d’ailleurs pour ceux qui comprennent l’espagnol, de vérifier l’exactitude de la traduction, car certaines copies du manuscrit original y sont reproduites. C’est le document le plus fidèle qu’il puisse exister sur l’histoire des apparitions, puisqu’il a été rédigé par Conchita elle-même, témoin principal avec Maria-Cruz et Loli.
Conchita a commencé la rédaction de son journal en 1962. Il a été terminé dans la seconde moitié de 1963, et ne couvre qu’une partie de l’histoire des apparitions, celle qui s’étend du 18 juin 1961 à janvier 1963, comme nous l’expose la note ‘1’ du « Journal de Conchita » page 19.
- L’Avertissement
A la page 60 du « Journal de Conchita » nous est présenté la note ‘66’ qui présente un passage d’une lettre de Conchita, relative à l’avertissement, datée du 2 juin 1965. Ce passage figure dans les notes, puisque comme je le précisais en note explicative d’introduction à l’ouvrage, le journal ne covre seulement que la période qui s’étend entre le 18 juin 1961 et janvier 1963.
Voici le passage en question :
« Avant le Miracle, m’a dit la Vierge le 1 er janvier (1965), il y aura un avertissement pour que le monde s’amende, et cet avertissement comme le châtiment est très redoutable pour les bons et pour les mauvais : pour les bons pour les rapprocher de Dieu, pour les mauvais pour les avertir que vient la fin des temps et que ce sont les derniers avertissements. Il y aurait beaucoup de choses à dire à ce sujet, je ne peux le mettre par lettre. Cela personne ne peut plus l’empêcher d’arriver. C’est sûr, quoique je ne sache ni la date ni le jour ».
Et la note de poursuivre : « Ce serait donc un évènement terrible qui serait ressenti dans le monde entier ». « Il ne provoquera pas la mort par lui-même, dit Conchita, mais il se pourrait que pour certains en meurent tellement l’émotion sera intense. La mort serait mille fois préférable. On verra que cet avertissement vient de Dieu ». L’enfant ajoute « que chaque être humain verra de ce fait la laideur de ses péchés et leur participation à la passion du Christ ».
- Le grand Miracle
La description du Grand Miracle dans le « Journal de Conchita » nous est donnée par fragments au fil de l’ouvrage. En premier lieu il s’agit de considérer la fameuse vision du Père Luis Maria qui est en réalité une véritable anticipation de ce que sera le Grand Miracle. Cette vision nous est décrite à la page 79 en ces termes :
« En arrivant aux pins le Père Luis Maria qui nous suivait, a dit : « Miracle ! Miracle ! » et il est resté le regard fixé en haut. Nous le voyions, or nous ne voyons personne pendant nos extases, sauf la Sainte Vierge ».
La note ’65 ‘ page 59 de Monsieur Du Piler se révèle très pertinente pour ce passage, car à partir de cette description des évènements, d’importantes déductions peuvent être formulées, la voici :
« Dans ce qu’on pourrait appeler la « terminologie de Garabandal », il faut dire un mot du « champ de vision » : dans leurs extases, les enfants ne voient rien d’autre que l’apparition elle-même. Si l’une est en extase, et qu’une autre ne l’est pas, la première ne voit pas la seconde. De même vis-à-vis des autres assistants. Il existe cependant une exception, la seule à notre connaissance. Cette exception eut lieu le 8 août 1961, lorsque le Père Luis Maria Andreu, témoin d’une extase, prononça par quatre fois - et non deux comme l’écrit Conchita dans son journal – le mot « miracle ». La Vierge - assurent Conchita et les trois autres enfants - a dit que le Père Luis avait vu par anticipation le Miracle ; en même temps, ajouta l’apparition, il l’avait vue Elle-même. On en déduit que le Père Luis est « entré » dans la scène de l’apparition ; en quelque sorte, il s’est trouvé soudain faire partie du « champ de vision » dont nous avons parlé plus haut.
Ce qui vient d’être dit du « champ de vision » peut s’étendre à la perception par le toucher. Durant une extase, l’insensibilité à la douleur occasionnée par un agent extérieur est absolue : les fillettes ne sentent ni pincement, ni piqûres, ni brûlures. En revanche, elles sont très sensibles à tout élément faisant partie de leur « champ de vision ». Par exemple, on cite une extase où la Vierge avait laissé les enfants se passer de mains en mains sa couronne d’étoile d’or. Au milieu de ce charmant exercice, on entendit une des fillettes se plaindre :
- Ay, me lastime con una de las estrellucas (Aïe, je me suis fait mal avec une des petites étoiles).
En une autre occasion où Loli et Jacinta étaient en extase, l’une d’elles en prenant une pierre, heurta la main de sa compagne. Celle-ci réagit immédiatement à la douleur :
Aïe, tu m’as fait mal avec la pierre ! ».
Concernant les passages où l’on fait explicitement mention du Grand Miracle, nous lisons à la page 79 :
« La Très Sainte Vierge m’a annoncé un grand miracle que Dieu Notre-Seigneur fera par son intermédiaire. Comme le châtiment que nous méritons sera très grand, le miracle sera immensément grand, à la mesure des nécessités du monde.
La Sainte Vierge m’a dit, à moi, la date du miracle et en quoi il consisterait. Je dois le dire huit jours avant, pour que les gens viennent. Le pape le verra d’où il sera, ainsi que Padre Pio. Les malades présents seront guéris et les pécheurs se convertiront. Ceux qui verront ce grand miracle, que Dieu Notre-Seigneur fera par l’intermédiaire de la Très-Sainte Vierge, ne pourront plus douter ».
A la page 60 du « Journal de Conchita », la même note ‘66’, dont le début a été donné précédemment, rédigée par le traducteur de l’ouvrage, Monsieur Du Pilier, nous décrit ce qu’il s’agit de retenir de ce que l’on appelle le Grand Miracle dans le contexte des apparitions de Garabandal :
« Après cet Avertissement viendrait donc le Miracle que Conchita signale à ce stade de son journal. Voici toutes les précisions que nous disposons sur cet évènement : Conchita en connaît la date exacte (ainsi que trois personnes, dont deux résident à Rome) et elle annoncera cette date huit jours à l’avance. Le Miracle ainsi prédit sera plus grand que celui de Fatima. Il ne sera visible qu’à Garabandal et dans les montagnes qui entourent le village. Ce sera un jeudi à 20 h 30, le "jour de la fête d’un martyr en relation avec l’Eucharistie". Ce Miracle coïncidera avec un évènement important et heureux pour l’Eglise (un évènement de ce genre a déjà eu lieu quelquefois dans le passé mais pas du vivant de Conchita). Le Miracle durera entre dix minutes et un quart d’heure. Il en restera dans les Pins un signe, qui en lui-même sera un phénomène miraculeux. A proprement parler, il ne sera pas nécessaire que Conchita ou l’une des trois autres enfants soit là au moment de la réalisation de ce Miracle, que Dieu fera par l’intercession de la Vierge Marie. Les malades présents seront guéris et les incroyants repartiront convertis. Le Padre Pio verra le Miracle, de même que le Pape (en quelque endroit qu’ils puissent se trouver). Conchita ne précise pas de quel Pape il s’agit. Après le Miracle, si le monde ne se convertit pas, Dieu enverra un grand châtiment ».
Concernant la présence de Padre Pio lors du Grand Miracle, Mr Du Pilier précise également, note ‘82’ page 79 du « Journal de Conchita » :
« La mort du Padre Pio le 22 septembre 1968 a, certes, légitimement troublé beaucoup de personnes. Cependant cette phrase ambiguë peut prêter à diverses interprétations.
En effet, Saint Padre Pio verra le Miracle du Ciel, dans lequel il est entré pour l’éternité bienheureuse. Il n’y donc aucune contradiction dans cette prédiction.
De l’ouvrage « Voici la fin des temps », pages 157 et 158 :
« Conchita affirme :
- "Qu’elle est au courant du Miracle depuis octobre 1961".
- Que la Vierge l’a tout d’abord communiqué qu’à elle seule, mais qu’elle-même, ensuite, l’a dit aux trois autres,
- Que le Miracle aura lieu un jeudi, à 8h30 du soir, et qu’il durera environ un quart d’heure,
- Que ce jour là aura lieu un évènement dans l’Eglise ; le Miracle aura lieu le même jour, après cet évènement
- Qu’elle annoncera le Miracle 8 jours avant sa réalisation,
- Que les malades qui seront là guériront, même les pécheurs, car selon la Vierge, "ce sont aussi ses enfants".
Le grand Miracle aura lieu à Garabandal en Espagne, province de Santander, moins d’un an après l’Avertissement, selon ce qu’affirme Mari-Loli, et de mars à mai nous dit Conchita.
Un signe semblable à une fumée restera sur le lieu du Miracle jusqu’à la fin du monde. Il pourra être photographié, filmé, télévisé.
L’Avertissement puis le Miracle auront lieu pendant la Tribulation : guerre et révolution universelle, avant le grand Châtiment venant du Ciel (les trois jours de ténèbres).
Conchita a dit en effet à plusieurs reprises qu’il ne serait peut-être pas facile de se rendre à Garabandal à ce moment là. Dieu nous aidera car il y aura des foules de témoins, puisque Conchita écrit dans son Diario (journal) : "Comme le châtiment est très grand, comme nous le méritons, le Miracle sera aussi immensément grand, comme le monde en a besoin".
Les réponses à ces questions sont données par Conchita et Mari-Loli. Jacinta n’a jamais rien entendu de la Vierge sur le Miracle ; elle nous a fait savoir qu’à chaque fois qu’elle questionnait Notre-Dame sur le Miracle, la Sainte Vierge répondait simplement "tout le monde croira".
NB : Notre Seigneur Jésus affirmait à Jnsr :
De l’ouvrage « Vivez, avec Moi, les Merveilles de la Nouvelle Création du Père » :
- extrait du message « La conversion de la France » donné le 3 décembre 1995, page 5 :
« Aujourd’hui, sur la Terre de Mon retour brillera en permanence Mon Signe d’amour ».
Il est possible que cela soit le Grand miracle annoncé, sous la forme du Signe d'Amour, c'est à dire la Sainte Croix Glorieuse de Notre Seigneur, dont la proportion sera réduite par rapport à Celle qui apparaîtra toute lumineuse dans le Ciel.
- Le châtiment
De l’ouvrage « Quand la Mère de Dieu parcourt la terre », pages 282 et 283 :
« Une nuit de juin 1962, Loli et Jacinta partirent ensemble comme de coutume vers les Pins. Tout à coup retentirent des cris de terreur, de clameurs d’épouvantes. Les deux fillettes s’efforçaient en descendant, d’écarter quelque terrible danger de leurs mains tendues en avant. Conchita, souffrante, n’était pas là. Le lendemain elle se trouvait avec ses compagnes. Pour les trois voyantes, la même scène recommença. Les cris étaient plus douloureux encore, et les témoins distinguèrent même ces paroles : "Oh ! Que les petits enfants meurent auparavant ! – Que les gens aient le temps de se confesser auparavant ! ». Un franciscain engagea la foule à prier. Or, dès que la prière commençait, les cris s’apaisaient et les petites voyantes semblaient ne plus souffrir. Dès que la prière cessait, leurs cris recommençaient de plus belle.
"Si le monde change, le Châtiment ne se produira pas. Hélas ! Le monde devient pire", dit la Vierge à Loli.
"Je ne puis dire la nature du Châtiment que la Vierge m’a portant révélée comme à Loli et à Jacinta. Sauf ceci : il sera un effet de l’intervention directe de Dieu, ce qui le rend plus redoutable que tout ce qu’on peut imaginer. Il est moins terrible pour les petits enfants de mourir de mort naturelle que de mourir du Châtiment [Cf. Mt 24,19 ; Mc 13,17 ; Lc 21,23]. Que tous les catholiques se confessent avant le Châtiment, que les autres se repentent de leurs fautes. Si nous ne changeons pas, il sera horrible, comme nous le méritons. Quand je l’ai vu, j’ai ressenti une très grande frayeur, et cela bien que je voyais la Sainte Vierge en même temps. Bien que nous continuions à voir la Sainte Vierge, nous avons vu un grand nombre de personnes souffrant beaucoup et criant dans l’angoisse. La Sainte Vierge nous a expliqué que cette grande punition viendrait parce qu’il arriverait un moment, un temps, pendant lesquels l’Eglise semblera périr, comme si elle se terminait ou disparaissait. L’Eglise souffrirait une grande épreuve. Elle nous fait voir comment viendrait le grand Châtiment pour toute l’humanité, et comment il viendrait directement de Dieu. A un certain moment, les simples moteurs ou les machines ne fonctionneront plus. Une vague de chaleur terrible arrivera, et les hommes souffriront d’une soif ardente. Ils chercheront désespérément de l’eau, mais elle s’évaporera avec la chaleur intense. Le désespoir s’emparera des humains, et ils chercheront à se tuer les uns les autres ; mais la force leur manquera dans ces moments et ils s’effondreront. Dieu leur fera voir alors que c’est lui qui a permis directement tout cela. Je vous dis à tous que, pour éviter le Châtiment, nous devons faire beaucoup de sacrifices, faire beaucoup de pénitences, prier chaque jour le chapelet. Ce ne sont pas les peines, les douleurs du Châtiment qui doivent nous affliger ; mais nous devons nous affliger d’être la cause de ce Châtiment par nos nombreux péchés contre Jésus et Marie. Jésus ne nous envoie pas le Châtiment pour vous décourager, mais bien pour vous aider et pour vous reprendre de ne pas faire cas de Lui ».
- Trois Papes avant la fin des temps
De l’ouvrage « Voici la fin des temps », pages 149 et 150 :
« Au soir du 2 juin 1963 s’éteignait Angelo Giuseppe Roncalli, le Pape Jean XIII. Le 3 juin se répandit très rapidement la nouvelle de sa mort. Comme en d’autres lieux, les cloches de Garabandal sonnèrent le glas, mais ici se produisit un fait unique…
Aniceta Gonzalez et sa fille Conchita sont chez elles ce soir-là. Elles sont occupées car les femmes du village ne savent pas rester sans rien faire et ne connaissent pas les loisirs.
- "Ecoute, on sonne le glas ! ", dit soudain la fille.
- "C’est sans doute pour le Pape", dit la mère.
- "Sans doute…Il n’en reste donc plus que trois !".
Aniceta, surprise, lève la tête.
- "Qu’est-ce que tu dis ?".
- "Ce que tu entends. Qu’il ne reste plus que trois Papes".
- "Et où as-tu trouvé ça ? ".
- "Je n’ai rien trouvé du tout, c’est la Vierge qui me l’a dit".
Etonnée, Aniceta réagit logiquement :
- "Alors, ça veut dire que la fin du monde va arriver ?".
- "La Vierge ne m’a pas dit ‘la fin du monde’, mais ‘la fin des temps’".
- "N’est-ce pas la même chose ?".
- "Je ne sais pas".
Madame Ortiz, d’autres personnes et Conchita en se rendant à une messe célébrée pour la Pape défunt échangèrent ces propos :
"En raison de la mort du Pape, le Concile va peut-être se terminer !".
Conchita répond qu’un autre Pape va venir, qui poursuivra le Concile. Elle ajoute : "Je vous répète qu’il n’y a plus que trois papes".
Madame Ortiz : "C’est ce que dit la prophétie de Saint Malachie".
Conchita : "Saint Malachie ? C’est la première fois que j’en entaends parler ! C’est la Vierge qui me l’a dit : "Après ce Pape (Jean XXIII), il n’en reste que trois, et ensuite ce sera la fin des temps".
Madame Ortiz : "Veux-tu dire que la fin du monde arrive ?".
Conchita : "La Vierge m’a dit : ‘la fin des temps’".
Madame Ortiz : "N’est-ce pas la même chose ?".
Conchita : "Je ne sais pas".
Cette prophétie a suscité beaucoup d’émoi et d’incompréhension, alors que sa juste interprétation est très simple et se résume en ces termes : le troisième Pape après Jean XXIII étant Jean-Paul II, Benoît XVI est le premier Pape de la « fin des temps » et le Saint Père Fançois, le second.